Résumé de la saison
La saison 1980-1981 est l'une des plus généreuses offensivement de l'histoire de l'OL. 70 buts marqués en 38 matches : la meilleure attaque de Division 1. Un rebond spectaculaire après les 43 misérables buts de 1979-80. Avec 41 points et une 6e place, le club retrouve le milieu haut de tableau sous son nouvel entraîneur. Saint-Étienne remporte son 10e titre de champion — le dernier de son histoire — dans un contexte de grande effervescence nationale.
Compétition
Division 1 — 20 clubs, 38 journées
Classement final
6e sur 20
Champion de France
AS Saint-Étienne (10e et dernier titre)
Attaque OL
70 buts — meilleure attaque de D1
Meilleure attaque de Division 1. Moyenne de 1,84 but par match. Le record absolu de l'OL sur les années 1970-80. Carlos Onnis (24 buts) et Platini (20 buts) dominent la D1 cette saison.
Temps forts de la saison
L'OL repart avec un nouvel entraîneur après le départ de Jacquet. Le recrutement offensif est audacieux et paye immédiatement. L'équipe retrouve du mordant devant le but et enchaîne des victoires larges.
L'OL marque à tout-va. 70 buts sur 38 matches, soit une moyenne de 1,84 par rencontre. Ce total fait de Lyon la meilleure attaque de Division 1 cette saison. Les supporters retrouvent le plaisir du jeu offensif qu'ils n'avaient pas connu depuis les années Mignot.
Saint-Étienne réalise sa dernière grande saison. Avec Platini au sommet de son art (20 buts en D1), les Verts décrocheront leur 10e et dernier titre de champion de France. L'ère stéphanoise touche à sa fin, même si personne ne le sait encore.
L'OL termine 6e avec 41 points. 13 nuls — preuve que l'équipe sait aussi gérer les scores — et seulement 11 défaites. La saison est une vraie réussite après la catastrophe de 1979-80. Mais le doute persiste sur la capacité du club à enchaîner deux bonnes saisons.
Bilan chiffré
Points : 41 pts (règle 2 pts/victoire)
Buts : 70 marqués · 54 encaissés · différence +16
41 points, 6e place, +16 de différence de buts. Meilleure attaque de D1 (70 buts). 13 nuls témoignent d'une équipe plus solide. Mais la défense (54 encaissés) reste perfectible. Record offensif du club sur la décennie.
Records et chiffres clés
Buts marqués
70 buts
Record OL sur les décennies 1970-80, meilleure D1Nuls
13 nuls
Meilleure capacité à tenir un résultatDifférence de buts
+16
Meilleur total depuis les années MignotChampion historique
ASSE — 10e titre
Le dernier championnat des VertsMeilleur buteur D1
Onnis (OL) — 24 buts
Le Chilien débarqué à Lyon cartonnePlatini
20 buts en D1
Meilleur joueur de France avant son départ en ItalieClassement Division 1
| # | Club | Pts | J | V | N | D | BP | BC |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | AS Saint-Étienne | 57 | 38 | 25 | 7 | 6 | 74 | 33 |
| 2 | RC Lens | 50 | 38 | 22 | 6 | 10 | 57 | 36 |
| 3 | Girondins de Bordeaux | 49 | 38 | 22 | 5 | 11 | 60 | 42 |
| 4 | FC Nantes | 47 | 38 | 20 | 7 | 11 | 62 | 42 |
| 5 | AS Monaco | 46 | 38 | 20 | 6 | 12 | 66 | 53 |
| 6 | Olympique Lyonnais | 41 | 38 | 14 | 13 | 11 | 70 | 54 |
| 7 | Paris SG | 40 | 38 | 16 | 8 | 14 | 58 | 51 |
| 8 | ... | |||||||
| 19 | Racing Club de Strasbourg (relégué) | 27 | 38 | 9 | 9 | 20 | 35 | 63 |
| 20 | Laval (relégué) | 24 | 38 | 7 | 10 | 21 | 33 | 64 |
Distinctions individuelles
Champion de France
AS Saint-Étienne (57 pts, 10e et dernier titre). Les Verts remportent leur ultime championnat, avec Michel Platini (20 buts) dans son dernier été avant la Juventus Turin.
Meilleur buteur OL
Carlos Onnis (OL) — 24 buts. Le Chilien, ancien de Monaco et Toulouse, débarque à Lyon et explose d'entrée. Sa vivacité et son sens du but sont la principale arme offensive lyonnaise.
Michel Platini (ASSE)
20 buts en D1, futur Ballon d'Or à Turin. Platini dispute sa dernière saison en France avant de rejoindre la Juventus à l'été 1982. Son départ marquera la fin d'une époque pour le football français.
70 buts lyonnais
Meilleure attaque de Division 1. Ce total exceptionnel n'a jamais été atteint par l'OL dans les décennies précédentes. Un signe que le club peut produire un football offensif de haut niveau quand le recrutement suit.
Contexte et analyse
La saison 1980-1981 est la plus belle de l'OL depuis 1973-74. 70 buts marqués, 6e place, +16 de différence : un résultat qui donne de l'espoir. L'arrivée de Carlos Onnis, buteur prolifique en D1, change la physionomie offensive du club. Ses 24 buts en font le meilleur réalisateur lyonnais depuis André Guy en 1968-69.
La saison est aussi celle du dernier titre stéphanois. Saint-Étienne remporte son 10e championnat avec Platini, mais l'ASSE entrera dans une période difficile dès l'année suivante (affaires judiciaires, descente financière). Le foot français va basculer vers Bordeaux et Nantes comme nouvelles puissances dominantes.
Mais pour l'OL, la tendance inquiétante des années 1970 (bonne saison/mauvaise saison) est toujours là. La saison 1981-82 confirmera hélas ce schéma avec un retour en 16e place. La spirale de dégringolade finale vers la relégation de 1983 a déjà commencé, même si la saison 1980-81 laisse penser un instant que le club a trouvé sa vitesse de croisière.
Effectif et encadrement
| Rôle | Nom |
|---|---|
| Entraîneur | Robert Nouzaret |
| Président | Louis Duleaux |
| Poste | Joueur | Âge en déb. sais. | Nationalité |
|---|---|---|---|
| Gardien | Pascal Olmeta | 21 ans | France |
| Défenseur | Christian Lopez | 29 ans | France |
| Milieu | Serge Chiesa | 29 ans | France |
| Attaquant | Carlos Onnis | 31 ans | Chili |
| Attaquant | Gérard Soler | 24 ans | France |
| Attaquant | Jean-Marc Schaer | 26 ans | France |