Le stade de Gerland a été l'enceinte de l'Olympique lyonnais de 1950 à décembre 2015, soit soixante-cinq ans et la totalité de l'histoire du club jusqu'au déménagement à Décines. Dessiné par Tony Garnier sur une commande de 1913, inauguré en 1926, il est inscrit au titre des monuments historiques depuis 1967 pour son architecture en béton armé et ses quatre portes monumentales.
Il s'appelle aujourd'hui Matmut Stadium Gerland et accueille le LOU rugby depuis 2017, avec 35 029 places. Son record d'affluence, 48 552 spectateurs, date du derby contre Saint-Étienne du 9 septembre 1980.
Gerland en quatre chiffres
Le chiffre à retenir n'est aucun de ceux-là : c'est soixante-cinq. Soixante-cinq années pendant lesquelles l'OL n'a connu qu'un seul terrain. Le club naît en 1950, joue son premier match officiel à Gerland le 27 août de la même année, et n'en bougera plus jusqu'au 16 décembre 2015. Toute la période de la fondation, toute la traversée du désert des années 1960 à 1990, les sept titres consécutifs, la demi-finale de Ligue des champions : tout s'est joué là.
C'est aussi ce qui rend la comparaison avec le Groupama Stadium possible et intéressante. Les deux enceintes se partagent les données de ce site, et on peut donc les mettre face à face. C'est plus bas.
Un stade dessiné avant la Grande Guerre
Gerland n'est pas né d'un projet de club. En 1913, la Ville de Lyon commande à Tony Garnier, Grand Prix de Rome et architecte attitré de la municipalité d'Édouard Herriot, un « stade pour les sports athlétiques » destiné à l'Exposition internationale urbaine prévue l'année suivante. Le projet d'origine est bien plus vaste qu'un stade : une véritable cité du sport, avec courts de tennis et stade nautique. Gerland en restera la seule pièce construite.
La Grande Guerre interrompt tout. Le chantier reprend en 1919, avec l'aide de prisonniers de guerre allemands, et l'enceinte devient utilisable dès 1920. L'inauguration officielle attendra 1926, les aménagements se poursuivant jusqu'en 1932. En 2026, le stade a donc cent ans.
Ce que Garnier livre ne ressemble à aucun stade français de son époque. Le modèle est antique : un anneau posé sur un talus végétalisé, une galerie circulaire, et surtout quatre portes monumentales en forme d'arcs de triomphe, une à chaque point cardinal. C'est cette signature-là qui vaudra au stade son inscription au titre des monuments historiques, par arrêté du 4 octobre 1967, comme chef-d'œuvre de l'architecture en béton armé. Il porte aussi le label Patrimoine du XXe siècle.
La chronologie
La Ville confie à Tony Garnier, Grand Prix de Rome et architecte de la ville d'Édouard Herriot, un « stade pour les sports athlétiques » destiné à l'Exposition internationale urbaine de 1914. Le calendrier ne tiendra pas.
Interrompu par la Grande Guerre, le chantier redémarre avec l'aide de prisonniers de guerre allemands. L'enceinte est utilisable dès 1920.
Le stade est officiellement inauguré, les aménagements se poursuivant jusqu'en 1932. Le projet d'origine prévoyait une véritable cité du sport, avec courts de tennis et stade nautique. Gerland en restera la seule réalisation.
Le club vient de naître d'une scission avec le Lyon olympique universitaire. Il dispute son premier match officiel à Gerland le 27 août 1950, une victoire 3-0 sur le Cercle athlétique de Paris devant environ 3 000 spectateurs.
Par arrêté du 4 octobre, le stade est inscrit au titre des monuments historiques comme chef-d'œuvre de l'architecture en béton armé. Il portera aussi le label Patrimoine du XXe siècle. Ses quatre portes monumentales, en forme d'arcs de triomphe, en sont la signature.
Le 9 septembre, le derby contre Saint-Étienne attire 48 552 spectateurs, record de l'enceinte. Le match se termine 1-1. Les récits de l'époque décrivent bien plus de monde que le chiffre officiel, avec des supporters accrochés partout où l'on pouvait tenir.
Gerland accueille deux matchs de l'Euro 1984, dont la demi-finale Espagne-Danemark. Quatorze ans plus tard, il reçoit six rencontres de la Coupe du monde 1998, dont le quart de finale Allemagne-Croatie devant 39 100 spectateurs.
Le 4 mai, lors de la 34e et dernière journée, l'OL bat Lens 3-1 à Gerland et devient champion de France pour la première fois de son histoire, 52 ans après sa fondation.
Trois matchs de poule de la Coupe du monde de rugby se jouent à guichets fermés, entre 40 043 et 40 729 spectateurs. Dix ans plus tard, le rugby reviendra pour de bon.
Le 5 décembre, l'OL joue son dernier match de Ligue 1 à Gerland et le perd 0-2 contre Angers. Le 16 décembre, il referme vraiment la porte en Coupe de la Ligue, 2-1 contre Tours, avec un doublé de Claudio Beauvue. Le déménagement à Décines a lieu en janvier 2016.
Le LOU rugby, promu en Top 14, s'installe dans le stade rebaptisé Matmut Stadium Gerland. Trente-huit millions d'euros de travaux entre mai et août reconfigurent l'enceinte. Une pelouse synthétique est posée en juin 2021.
Une capacité qui n'a cessé de baisser
L'histoire de Gerland est celle d'un stade qui rétrécit. Pas par déclin : parce que la sécurité, le confort et la réglementation ont progressivement remplacé les places debout par des sièges. Le stade a perdu près d'un tiers de sa capacité en quarante ans.
| Année | Capacité |
|---|---|
| 1926 | 50 000 |
| 1984 | 51 860 |
| 1998 | 43 051 |
| 2005 | 41 842 |
| 2017 | 35 029 |
| Année | Capacité | Ce qui change |
|---|---|---|
| 1926 | plus de 50 000 places | À l'ouverture, avec piste d'athlétisme et piste cycliste tout autour de la pelouse. |
| 1984 | 51 860 places | Sommet historique, après la rénovation de René Gagès et Michel Relave pour l'Euro 1984. |
| 1998 | 43 051 places | Après les travaux d'Albert Constantin pour la Coupe du monde. Le stade perd 9 000 places et gagne en confort. |
| 2005 | 41 842 places | Passage aux sièges individuels numérotés. C'est la capacité des dernières années de l'OL. |
| 2017 | 35 029 places | Reconfiguration pour le rugby, 38 M€ de travaux, à nouveau signés Albert Constantin. |
Capacités relevées sur Wikipédia. Le record d'affluence de 48 552 spectateurs, en 1980, a été établi à une époque où les places debout étaient encore nombreuses : il dépasse la capacité assise autorisée aujourd'hui de plus de 13 000 personnes.
Gerland ou Groupama Stadium : où l'OL gagnait-il le plus ?
C'est le genre de question qui se tranche mal au comptoir et bien avec des chiffres. Ce site conserve, pour chacune des 19 confrontations suivies, le stade de chaque match. On peut donc comparer les deux enceintes sur exactement les mêmes adversaires, ceux de l'élite actuelle.
Matchs à domicile de l'OL contre les 19 adversaires suivis par ce site, stade par stade, depuis 2010. En rouge, la meilleure valeur des deux. Le périmètre n'est pas identique des deux côtés : Gerland n'est représenté que par ses cinq dernières saisons et demie, le Groupama Stadium par dix saisons complètes. À lire comme une comparaison d'époques, pas comme un verdict sur les deux enceintes.
| Indicateur | Gerland | Groupama Stadium |
|---|---|---|
| Points par match | 1,88 | 1,91 |
| Buts marqués par match | 1,69 | 1,95 |
| Buts encaissés par match | 0,97 | 1,18 |
Le verdict est plus serré qu'on ne l'imagine. Sur les points par match, les deux stades sont à égalité ou presque, 1,88 à Gerland contre 1,91 au Groupama Stadium. La différence est ailleurs, et elle dessine deux équipes plutôt que deux stades.
À Gerland, l'OL encaissait moins : 0,97 but par match contre 1,18, et 41 % de matchs sans encaisser contre 33 %. Au Groupama Stadium, il marque davantage, 1,95 buts par match contre 1,69. Le vieux stade a accompagné une équipe plus solide derrière, le nouveau une équipe plus spectaculaire et plus irrégulière. Ce qui est cohérent avec ce que racontent les pages saisons de ces deux périodes.
Les grands soirs de Gerland
Huit dates, du tout premier match devant trois mille personnes au dernier but marqué dans l'enceinte. Chaque score a été vérifié.
Le premier match officiel de l'histoire du club, devant environ 3 000 spectateurs. Doublé de Georges Dupraz, but d'Andrex Calligaris. La saison 1950-1951
Le record d'affluence de Gerland, 48 552 spectateurs, pour un derby qui ne départage personne. Le bilan du derby
La finale pour le titre, gagnée à la maison. Premier championnat de l'histoire de l'OL, 52 ans après sa fondation. La saison du premier titre
Carew à la 21e, Juninho à la 26e, Wiltord à la 32e. Trente-deux minutes pour renverser le Real des Galactiques. La fiche de Juninho
Un an jour pour jour après le 3-0. Fred à la 11e, Tiago à la 31e. Deux 13 septembre de suite, le même adversaire, le même résultat. La saison 2006-2007
Une frappe de Jean Makoun à la 47e devant 40 327 spectateurs. L'OL éliminera le Real et ira jusqu'en demi-finale, le meilleur parcours européen de son histoire. La saison de la demi-finale
Le dernier match de championnat à Gerland. Une défaite, pour une fin sans cérémonie. Le bilan face à Angers
Le tout dernier match de l'OL à Gerland. Doublé de Claudio Beauvue, dernier buteur lyonnais de l'histoire du stade. La saison du déménagement
Deux 13 septembre de suite contre le Real Madrid
Le 13 septembre 2005, l'OL bat le Real Madrid 3-0 en trente-deux minutes : Carew, Juninho, Wiltord. Le 13 septembre 2006, jour pour jour, il remet ça, 2-0 cette fois, par Fred et Tiago.
Le Real reviendra une troisième fois, en février 2010, pour un huitième de finale aller. Il repartira battu 1-0 sur une frappe de Jean Makoun, devant 40 327 spectateurs, et sera éliminé au retour. Trois visites du club le plus titré d'Europe à Gerland, trois défaites.
Les 68 derniers matchs de l'OL à Gerland
Voici, du plus récent au plus ancien, tous les matchs à domicile de l'OL à Gerland que ce site conserve, c'est-à-dire ceux disputés face aux 18 adversaires suivis, depuis 2010. Le premier de la liste est le dernier match de championnat jamais joué là.
68 matchs affichés.
| Rés. | Date | Adversaire | Score | Compétition |
|---|---|---|---|---|
| D | 5 décembre 2015 | Angers | 0 – 2 | Ligue 1 |
| D | 27 novembre 2015 | Montpellier | 2 – 4 | Ligue 1 |
| V | 8 novembre 2015 | ASSE | 3 – 0 | Ligue 1 |
| V | 23 octobre 2015 | Toulouse | 3 – 0 | Ligue 1 |
| V | 3 octobre 2015 | Reims | 1 – 0 | Ligue 1 |
| N | 12 septembre 2015 | Lille | 0 – 0 | Ligue 1 |
| D | 22 août 2015 | Rennes | 1 – 2 | Ligue 1 |
| N | 19 avril 2015 | ASSE | 2 – 2 | Ligue 1 |
| D | 21 mars 2015 | Nice | 1 – 2 | Ligue 1 |
| V | 22 février 2015 | Nantes | 1 – 0 | Ligue 1 |
| N | 8 février 2015 | PSG | 1 – 1 | Ligue 1 |
| V | 25 janvier 2015 | Metz | 2 – 0 | Ligue 1 |
| V | 11 janvier 2015 | Toulouse | 3 – 0 | Ligue 1 |
| N | 17 décembre 2014 | Monaco | 1 – 1 | Coupe de la Ligue |
| V | 4 décembre 2014 | Reims | 2 – 1 | Ligue 1 |
| V | 26 octobre 2014 | OM | 1 – 0 | Ligue 1 |
| V | 19 octobre 2014 | Montpellier | 5 – 1 | Ligue 1 |
| V | 5 octobre 2014 | Lille | 3 – 0 | Ligue 1 |
| V | 12 septembre 2014 | Monaco | 2 – 1 | Ligue 1 |
| D | 24 août 2014 | Lens | 0 – 1 | Ligue 1 |
| V | 10 août 2014 | Rennes | 2 – 0 | Ligue 1 |
| V | 13 avril 2014 | PSG | 1 – 0 | Ligue 1 |
| D | 30 mars 2014 | ASSE | 1 – 2 | Ligue 1 |
| D | 16 mars 2014 | Monaco | 2 – 3 | Ligue 1 |
| N | 2 mars 2014 | Montpellier | 0 – 0 | Ligue 1 |
| D | 13 février 2014 | Lens | 1 – 2 | Coupe de France |
| V | 15 janvier 2014 | OM | 2 – 1 | Coupe de la Ligue |
| V | 18 décembre 2013 | Reims | 3 – 2 | Coupe de la Ligue |
| N | 15 décembre 2013 | OM | 2 – 2 | Ligue 1 |
| N | 5 décembre 2013 | Toulouse | 1 – 1 | Ligue 1 |
| N | 28 septembre 2013 | Lille | 0 – 0 | Ligue 1 |
| V | 22 septembre 2013 | Nantes | 3 – 1 | Ligue 1 |
| N | 15 septembre 2013 | Rennes | 0 – 0 | Ligue 1 |
| D | 24 août 2013 | Reims | 0 – 1 | Ligue 1 |
| V | 10 août 2013 | Nice | 4 – 0 | Ligue 1 |
| V | 26 mai 2013 | Rennes | 2 – 0 | Ligue 1 |
| D | 12 mai 2013 | PSG | 0 – 1 | Ligue 1 |
| N | 28 avril 2013 | ASSE | 1 – 1 | Ligue 1 |
| V | 14 avril 2013 | Toulouse | 3 – 1 | Ligue 1 |
| N | 10 mars 2013 | OM | 0 – 0 | Ligue 1 |
| D | 10 février 2013 | Lille | 1 – 3 | Ligue 1 |
| V | 22 décembre 2012 | Nice | 3 – 0 | Ligue 1 |
| V | 1 décembre 2012 | Montpellier | 1 – 0 | Ligue 1 |
| V | 18 novembre 2012 | Reims | 3 – 0 | Ligue 1 |
| V | 21 octobre 2012 | Brest | 1 – 0 | Ligue 1 |
| D | 20 mai 2012 | Nice | 3 – 4 | Ligue 1 |
| N | 6 mai 2012 | Brest | 1 – 1 | Ligue 1 |
| V | 7 avril 2012 | Auxerre | 2 – 1 | Ligue 1 |
| V | 10 mars 2012 | Lille | 2 – 1 | Ligue 1 |
| N | 25 février 2012 | PSG | 4 – 4 | Ligue 1 |
| V | 11 janvier 2012 | Lille | 2 – 1 | Coupe de la Ligue |
| V | 4 décembre 2011 | Toulouse | 3 – 2 | Ligue 1 |
| D | 18 novembre 2011 | Rennes | 1 – 2 | Ligue 1 |
| V | 29 octobre 2011 | ASSE | 2 – 0 | Ligue 1 |
| V | 18 septembre 2011 | OM | 2 – 0 | Ligue 1 |
| V | 27 août 2011 | Montpellier | 2 – 1 | Ligue 1 |
| V | 8 mai 2011 | OM | 3 – 2 | Ligue 1 |
| V | 27 avril 2011 | Montpellier | 3 – 2 | Ligue 1 |
| V | 10 avril 2011 | Lens | 3 – 0 | Ligue 1 |
| N | 19 mars 2011 | Rennes | 1 – 1 | Ligue 1 |
| N | 22 décembre 2010 | Auxerre | 1 – 1 | Ligue 1 |
| V | 12 décembre 2010 | Toulouse | 2 – 0 | Ligue 1 |
| N | 28 novembre 2010 | PSG | 2 – 2 | Ligue 1 |
| V | 14 novembre 2010 | Nice | 1 – 0 | Ligue 1 |
| V | 17 octobre 2010 | Lille | 3 – 1 | Ligue 1 |
| D | 25 septembre 2010 | ASSE | 0 – 1 | Ligue 1 |
| V | 21 août 2010 | Brest | 1 – 0 | Ligue 1 |
| N | 7 août 2010 | Monaco | 0 – 0 | Ligue 1 |
Données issues des 18 fichiers de confrontations du site. La liste ne couvre ni les matchs européens, ni les adversaires qui ne sont plus en Ligue 1 aujourd'hui : ce n'est pas l'intégralité des matchs joués à Gerland, mais l'intégralité de ceux que ce site documente.
Ce que Gerland est devenu
Le stade n'a pas été abandonné, et c'est assez rare pour être souligné. Dès 2017, le LOU rugby, promu en Top 14, s'y installe. Trente-huit millions d'euros de travaux, menés entre mai et août de la même année et confiés à nouveau à Albert Constantin, reconfigurent l'enceinte pour le ballon ovale. La capacité tombe à 35 029 places. Une pelouse synthétique est posée en juin 2021.
Le nom commercial est devenu Matmut Stadium Gerland. Les arches de Tony Garnier, elles, n'ont pas bougé : elles sont protégées. C'est la particularité de ce stade, et sans doute ce qui l'a sauvé. Un équipement sportif obsolète se démolit. Un monument historique, non.
Les questions qu'on nous pose
Pourquoi l'OL a-t-il quitté le stade de Gerland ?
Parce que le club voulait devenir propriétaire de son stade et en exploiter les recettes annexes, ce que la location d'une enceinte municipale ne permettait pas. Gerland appartenait à la Ville de Lyon, sa capacité plafonnait à 41 842 places depuis 2005, et son statut de monument historique limitait les transformations possibles. L'OL a donc construit son propre stade à Décines et y a emménagé en janvier 2016.
Quand l'OL a-t-il joué son dernier match à Gerland ?
Le 16 décembre 2015, en Coupe de la Ligue, une victoire 2-1 contre Tours avec un doublé de <a href='/joueurs/claudio-beauvue/'>Claudio Beauvue</a>. Le dernier match de Ligue 1 avait eu lieu onze jours plus tôt, le 5 décembre 2015, et s'était soldé par une défaite 0-2 contre Angers.
Quelle était la capacité du stade de Gerland ?
Elle a beaucoup varié. Plus de 50 000 places à l'ouverture en 1926, 51 860 après la rénovation de 1984 pour l'Euro, 43 051 après les travaux de la Coupe du monde 1998, puis 41 842 à partir de 2005 avec le passage aux sièges individuels numérotés. Depuis la reconfiguration pour le rugby en 2017, la capacité est de 35 029 places.
Quel est le record d'affluence du stade de Gerland ?
48 552 spectateurs, le 9 septembre 1980, pour un derby entre l'Olympique lyonnais et l'AS Saint-Étienne qui s'est terminé sur un match nul 1-1.
Qui a construit le stade de Gerland ?
Tony Garnier, architecte lyonnais et Grand Prix de Rome, sur une commande de la Ville passée en 1913 pour l'Exposition internationale urbaine de 1914. Le chantier, interrompu par la Grande Guerre, a repris en 1919 et le stade a été inauguré en 1926. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 4 octobre 1967 comme chef-d'œuvre de l'architecture en béton armé.
Que devient le stade de Gerland aujourd'hui ?
Il s'appelle Matmut Stadium Gerland et accueille le LOU rugby depuis 2017, année de sa montée en Top 14. Trente-huit millions d'euros de travaux ont reconfiguré l'enceinte, ramenée à 35 029 places, et une pelouse synthétique y a été posée en juin 2021.
Continuer la visite
Le titre de 2002, gagné sur cette pelouse, et la demi-finale de 2010, le meilleur parcours européen du club.
Le centre Tola Vologe était voisin de Gerland. La formation lyonnaise y a vécu de 1961 à 2016.
Le record d'affluence a été établi contre Saint-Étienne. Voir le bilan complet du derby.
Les records du club et les 19 confrontations suivies, dont sont tirés les bilans de cette page.
Sources : architecture, dates, capacités, protection au titre des monuments historiques et devenir du stade, Wikipédia (« Stade de Gerland ») et Archives de Lyon. Scores et buteurs des grandes soirées, vérifiés un par un auprès de la presse spécialisée et des bases de résultats. Bilans à domicile, calculés depuis les données de ce site, voir nos sources. Photographies, Wikimedia Commons, crédits sous chaque image.