Repères
Comme joueur
Comme éducateur
De Sidi Bel Abbès au centre de formation lyonnais
Alain Olio naît en 1957 à Sidi Bel Abbès, dans le département d'Oran, en Algérie française. Il rejoint les rangs juniors de l'Olympique lyonnais en 1974, à dix-sept ans, et signe professionnel en 1976. Un mètre soixante-douze, défenseur latéral.
Il joue neuf saisons en équipe première, de 1976-1977 à 1983-1984 puis en 1985-1986, avec une année de prêt à l'AS Béziers entre les deux. Il en sort avec 289 matchs, 14 buts, aucun titre et aucune sélection.
Ce que sa carrière de joueur raconte, c'est la décennie la plus difficile de l'histoire du club. Il arrive dans un OL sixième de Division 1 et le quitte en Division 2, après trois saisons passées dans l'antichambre et deux barrages de montée manqués.
Sixième défenseur le plus capé de l'histoire du club
Les six premiers de ce classement tiennent en 135 matchs, et Olio ferme la marche à quatre longueurs de Raymond Domenech.
| Rang | Défenseur | Période | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Aimé Mignot | 1955-1966 | 424 | 1 |
| 2 | Anthony Réveillère | 2003-2013 | 400 | 6 |
| 3 | Cris | 2004-2012 | 312 | 19 |
| 4 | Bernard Lhomme | 1966-1976 | 294 | 4 |
| 5 | Raymond Domenech | 1970-1977 | 293 | 12 |
| 6 | Alain Olio | 1976-1984, 1985-1986 | 289 | 14 |
Classement établi sur la base de 609 joueurs de ce site, tous matchs officiels confondus. Ses 14 buts en font le deuxième meilleur buteur de ce tableau derrière Cris, et le meilleur des trois défenseurs des années 1970 et 1980. L'infobox de sa fiche Wikipédia donne 290 matchs lyonnais quand la base de ce site en retient 289, un écart d'une unité que rien ne permet de trancher. Il est aussi le seul des six à avoir joué pour l'OL en Division 2.
Ses neuf saisons, classement par classement
Trois de ces neuf saisons se jouent en Division 2, et deux se terminent par un barrage de promotion perdu. Sur les six disputées en Division 1, trois se soldent par une place au-dessous de la seizième.
| Saison | Division | Classement | Fait marquant du club |
|---|---|---|---|
| 1976-1977 | D1 | 6e | Sa première saison professionnelle, arrivée d'Aimé Jacquet |
| 1977-1978 | D1 | 17e | Maintien difficile |
| 1978-1979 | D1 | 7e | Rebond sous Jacquet |
| 1979-1980 | D1 | 18e | Maintien arraché en barrage contre l'Olympique avignonnais |
| 1980-1981 | D1 | 6e | Meilleure attaque de Division 1 avec 70 buts |
| 1981-1982 | D1 | 16e | Rechute après les 70 buts |
| 1982-1983 | D1 | 19e | Relégation directe, 77 buts encaissés |
| 1983-1984 | D2 | 3e du groupe A | Barrage de montée raté contre le RC Paris, Robert Herbin entraîneur |
| 1985-1986 | D2 | 3e du groupe A | Barrage de promotion perdu 2-1 contre Mulhouse |
Classements repris des pages de saison de ce site. Aucune source publique ne détaille ses statistiques année par année, et ce tableau ne cherche donc pas à répartir ses 289 matchs saison par saison. La saison 1984-1985 est absente parce qu'il l'a passée en prêt à l'AS Béziers, où il a joué 28 matchs et marqué 2 buts.
La chute de 1983, et les trois années d'après
La saison 1980-1981 est la meilleure de sa période lyonnaise. L'Olympique lyonnais finit sixième de Division 1 avec la meilleure attaque du championnat, 70 buts marqués en 38 journées. Deux ans plus tard, le même club encaisse 77 buts, termine dix-neuvième sur vingt et descend directement en Division 2 sans passer par un barrage.
Olio reste. Il joue la première saison de Division 2, en 1983-1984, sous les ordres de Robert Herbin, qui avait pris l'équipe en cours de saison précédente. Le club finit troisième du groupe A et rate son barrage de montée contre le RC Paris. Prêté à Béziers l'année suivante, il revient en 1985-1986 pour une nouvelle troisième place et un nouveau barrage perdu, 2-1 contre Mulhouse.
Il quitte le club en 1986. L'Olympique lyonnais ne remontera en Division 1 qu'en 1989, trois ans après son départ, sous la conduite de Raymond Domenech, devenu entraîneur du club après y avoir été défenseur jusqu'en 1977.
Les neuf saisons de championnat auxquelles il a participé
Sur ses neuf saisons, l'Olympique lyonnais a disputé 336 journées de championnat, 266 en Division 1 et 70 en Division 2. L'écart entre les deux niveaux se lit d'abord sur les buts encaissés, 1,52 par match en Division 1 contre 0,81 en Division 2.
| Saison | Div. | J | V | N | D | Buts pour | Buts contre | Diff. | Rang |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1976-1977 | D1 | 38 | 17 | 10 | 11 | 54 | 47 | +7 | 6e |
| 1977-1978 | D1 | 38 | 12 | 7 | 19 | 56 | 59 | -3 | 17e |
| 1978-1979 | D1 | 38 | 15 | 10 | 13 | 53 | 56 | -3 | 7e |
| 1979-1980 | D1 | 38 | 10 | 9 | 19 | 43 | 65 | -22 | 18e |
| 1980-1981 | D1 | 38 | 14 | 13 | 11 | 70 | 54 | +16 | 6e |
| 1981-1982 | D1 | 38 | 13 | 6 | 19 | 38 | 46 | -8 | 16e |
| 1982-1983 | D1 | 38 | 11 | 6 | 21 | 57 | 77 | -20 | 19e |
| 1983-1984 | D2 | 36 | 17 | 13 | 6 | 55 | 26 | +29 | 3e |
| 1985-1986 | D2 | 34 | 14 | 12 | 8 | 47 | 31 | +16 | 3e |
| Total | 336 | 123 | 86 | 127 | 473 | 461 | +12 |
Bilans repris des pages de saison de ce site, additionnés ici pour l'ensemble de sa période. En Division 1, l'équipe a un bilan de 92 victoires, 61 nuls et 113 défaites sur 266 journées, avec une différence de buts négative de 33 unités. En Division 2, elle affiche 31 victoires, 25 nuls et 14 défaites sur 70 journées, avec une différence positive de 45 unités, sans que cela suffise à remonter. Ces chiffres décrivent l'équipe, pas lui seul, puisqu'aucune source ne dit combien de journées il a disputées chaque année.
Le barrage de 1980, celui qui a repoussé la chute de trois ans
En 1979-1980, l'Olympique lyonnais finit dix-huitième de Division 1 avec 43 buts marqués et 65 encaissés, le pire écart de la période. La place envoie le club en barrage de relégation contre l'Olympique avignonnais, alors en Division 2. L'OL s'en sort sur un total de 8-4 en deux matchs et reste dans l'élite.
La saison suivante est la meilleure de la période, sixième place et meilleure attaque du championnat. Puis viennent 1981-1982, seizième avec 38 buts marqués seulement, et 1982-1983, dix-neuvième avec 77 encaissés et 21 défaites en 38 journées. Cette fois, il n'y a pas de barrage.
Résultat du barrage de 1980 repris de la fiche Wikipédia d'Yves Chauveau, gardien de l'OL cette saison-là, chiffres du championnat repris des pages de saison de ce site.
Sa carrière de joueur, club par club
| Période | Club | Statut | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|---|
| 1976-1986 | Olympique lyonnais | Neuf saisons | 290 | 14 |
| 1984-1985 | AS Béziers | Prêt | 28 | 2 |
| 1986-1988 | USL Dunkerque | Transfert | 72 | 4 |
| 1988-1991 | AS Saint-Priest | Fin de carrière | 71 | 3 |
| Total | 461 | 23 |
Tableau repris de l'infobox de sa fiche Wikipédia, y compris la ligne lyonnaise à 290 matchs, pour que le total de 461 reste cohérent. La base de ce site retient 289 matchs pour la période lyonnaise. Sur les 461 matchs de sa carrière, 290 ont été joués à Lyon, soit 63 %. Il a fini sa carrière à l'AS Saint-Priest, dans l'est de l'agglomération lyonnaise, à trente-trois ans.
Sept pays comme éducateur, de Valenciennes à Montréal
Il commence comme entraîneur adjoint à l'US Valenciennes-Anzin en 1991, quelques mois après avoir arrêté de jouer, puis passe quatre ans à ce poste avant deux saisons du même ordre à l'Olympique d'Alès. En 1997, il revient à l'Olympique lyonnais pour encadrer les jeunes, sur les catégories des moins de dix-neuf ans, dans les années où le club construit sa domination nationale.
C'est là qu'il croise Karim Benzema et Hatem Ben Arfa, que sa fiche Wikipédia cite comme les deux joueurs qu'il a formés. Il quitte ensuite la France par intermittence, avec la formation du Havre, l'adjoint de l'OGC Nice, celui de Neuchâtel Xamax en Suisse, la direction du centre de formation du FUS Rabat au Maroc, un retour d'un an à la réserve lyonnaise, puis la direction sportive de l'AS Dakar Sacré-Cœur au Sénégal, le banc du Beijing Guoan en Chine comme adjoint, et enfin la formation au Manic de Montréal au Canada.
| Période | Club | Pays | Fonction |
|---|---|---|---|
| 1991-1995 | US Valenciennes-Anzin | France | Entraîneur adjoint |
| 1995-1997 | Olympique d'Alès | France | Entraîneur adjoint |
| 1997-2004 | Olympique lyonnais | France | Moins de 19 ans |
| 2007-2009 | Le Havre AC | France | Formation, puis moins de 19 ans |
| 2009-2010 | OGC Nice | France | Entraîneur adjoint |
| 2010-2011 | Neuchâtel Xamax | Suisse | Entraîneur adjoint |
| 2011-2014 | FUS Rabat | Maroc | Formation |
| 2014-2015 | Olympique lyonnais | France | Équipe réserve |
| 2015-2019 | AS Dakar Sacré-Cœur | Sénégal | Directeur sportif |
| 2019-2020 | Beijing Guoan | Chine | Entraîneur adjoint |
| Depuis 2020 | Manic de Montréal | Canada | Formation |
Tableau repris de l'infobox de sa fiche Wikipédia. La liste rédigée plus bas sur la même page situe son passage chez les jeunes lyonnais de 1997 à 2007 quand l'infobox l'arrête en 2004 ; c'est l'infobox qui est reprise ici, faute d'élément permettant de trancher. Il a occupé des postes dans sept pays et sur quatre continents, et est repassé deux fois par l'Olympique lyonnais après sa carrière de joueur.
Trois choses à savoir sur Alain Olio
- Il est le seul des six défenseurs les plus capés de l'histoire du club à avoir porté le maillot lyonnais en Division 2, sur trois saisons.
- Il a encadré à l'Olympique lyonnais des jeunes qui s'appelaient Karim Benzema et Hatem Ben Arfa.
- Sa carrière d'éducateur l'a mené en France, en Suisse, au Maroc, au Sénégal, en Chine et au Canada, avec deux retours à Lyon.
Les faits de cette fiche proviennent de la page Wikipédia du joueur, des pages de saison de ce site et de la base de 609 joueurs qui l'alimente. Sa fiche Wikipédia le fait naître le 27 novembre 1957 dans son infobox et le 27 octobre 1957 dans son texte d'introduction ; seule l'année est donc reprise ici. Les appréciations sont assumées comme telles.
Les saisons de l'OL qu'il a jouées :
Questions fréquentes sur Alain Olio
Combien de matchs Alain Olio a-t-il joués à l'OL ?
289 matchs et 14 buts en neuf saisons, de 1976 à 1984 puis en 1985-1986, avec une saison de prêt à l'AS Béziers entre les deux. Cela le place au sixième rang des défenseurs les plus capés du club. L'infobox de sa fiche Wikipédia donne 290 matchs, un de plus que la base de ce site.
Alain Olio a-t-il connu la relégation de l'OL ?
Oui, et il est resté. L'Olympique lyonnais descend en Division 2 au terme de la saison 1982-1983, terminée dix-neuvième sur vingt avec 77 buts encaissés. Olio joue encore la saison 1983-1984 en Division 2, où le club rate les barrages de montée, puis, après son prêt à Béziers, la saison 1985-1986, qui se termine par un barrage perdu contre Mulhouse.
Quels joueurs Alain Olio a-t-il formés à l'OL ?
Sa fiche Wikipédia cite Karim Benzema et Hatem Ben Arfa. Il a encadré les jeunes de l'Olympique lyonnais à partir de 1997, sur les catégories des moins de 19 ans, dans les années où les deux joueurs sont passés par le club avant de rejoindre l'équipe première.
Où Alain Olio a-t-il travaillé après l'OL ?
Adjoint à Valenciennes puis à Alès, éducateur à l'OL, formateur au Havre, adjoint à l'OGC Nice et à Neuchâtel Xamax en Suisse, directeur de la formation au FUS Rabat au Maroc, entraîneur de la réserve lyonnaise en 2014-2015, directeur sportif de l'AS Dakar Sacré-Cœur au Sénégal, adjoint au Beijing Guoan en Chine, puis formateur au Manic de Montréal au Canada.
D'où venait Alain Olio ?
Il est né en 1957 à Sidi Bel Abbès, dans le département d'Oran, en Algérie française. Il rejoint les rangs juniors de l'Olympique lyonnais en 1974 et signe professionnel deux ans plus tard, à dix-huit ans.
Alain Olio a-t-il joué ailleurs qu'à l'OL ?
Oui, trois autres clubs. L'AS Béziers en prêt lors de la saison 1984-1985, pour 28 matchs et 2 buts, l'USL Dunkerque de 1986 à 1988, pour 72 matchs et 4 buts, et l'AS Saint-Priest de 1988 à 1991, pour 71 matchs et 3 buts. Sa carrière totalise ainsi 461 matchs.