Photo : Panini, Public domain, via Wikimedia Commons
Palmarès
Avec l'OL
Après Lyon
Distinctions
Né à Lyon, formé à Lyon, buteur record de Lyon
Fleury Di Nallo naît le 20 avril 1943 dans le 2e arrondissement de Lyon, d'une famille italienne originaire de Cassino. Il entre en équipe première de l'Olympique lyonnais en 1960, à dix-sept ans, et y reste quatorze saisons. Un mètre soixante-sept, une pointe de vitesse et un sens du but qui lui vaudront le surnom de petit prince de Gerland.
Il part en 1974, à trente et un ans, avec 222 buts en 494 matchs. Cinquante ans plus tard, le record tient toujours. Alexandre Lacazette s'en est le plus approché avec 201 buts, en deux passages et quinze saisons.
Il est mort le 13 mai 2026 à Bron, à quatre-vingt-trois ans.
Deux cent vingt-deux buts, et personne derrière
Le classement des buteurs de l'histoire du club place Di Nallo en tête avec vingt et un buts d'avance sur son premier poursuivant, et sa moyenne de 0,45 but par match reste la meilleure du quatuor de tête rapportée au nombre de rencontres.
| Rang | Joueur | Période | Buts | Matchs | Ratio |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Fleury Di Nallo | 1960-1974 | 222 | 494 | 0,449 |
| 2 | Alexandre Lacazette | 2010-2017, 2022-2025 | 201 | 391 | 0,514 |
| 3 | Bernard Lacombe | 1969-1978 | 149 | 258 | 0,578 |
| 4 | Serge Chiesa | 1969-1983 | 134 | 542 | 0,247 |
| 5 | Juninho | 2001-2009 | 100 | 344 | 0,291 |
Classement établi sur la base de 609 joueurs de ce site, tous matchs officiels confondus. Di Nallo a joué cinq saisons aux côtés de Serge Chiesa et de Bernard Lacombe, tous deux arrivés en 1969, ce qui place trois des cinq meilleurs buteurs de l'histoire du club dans la même équipe au début des années 1970.
Sur ses 222 buts, 182 ont été inscrits en championnat de France, soit 82 % du total. Les 40 autres relèvent de la Coupe de France et des coupes d'Europe, sans que le détail par compétition soit publié. Sa fiche Wikipédia écrit 494 matchs dans son infobox et dans son introduction, mais 489 dans le corps du texte ; c'est la valeur de 494, retenue deux fois sur trois et par la base de ce site, qui est reprise ici.
Ses quatorze saisons, du maintien aux deux Coupes
Aucune source ne publie ses statistiques année par année sur cette période. Le classement du club, lui, est établi, et il dessine une trajectoire en dents de scie où les trophées tombent en dehors des bonnes saisons de championnat.
| Saison | Classement | Fait marquant |
|---|---|---|
| 1960-1961 | 15e | Sa première saison, à dix-sept ans |
| 1961-1962 | 16e | Deuxième saison difficile du club |
| 1962-1963 | 5e | Meilleur classement de l'histoire du club à cette date |
| 1963-1964 | 4e | Première Coupe de France de l'histoire du club |
| 1964-1965 | 6e | Confirmation en championnat |
| 1965-1966 | 16e | Saison de crise |
| 1966-1967 | 15e | Deuxième Coupe de France, de Gaulle au Parc des Princes |
| 1967-1968 | 12e | Tottenham éliminé, quart de finale de la Coupe des Coupes |
| 1968-1969 | 9e | Sa saison amputée par la double fracture |
| 1969-1970 | 15e | Son retour après dix mois d'absence |
| 1970-1971 | 7e | Finale de Coupe de France perdue |
| 1971-1972 | 5e | Meilleure saison depuis 1964 |
| 1972-1973 | 13e | Troisième Coupe de France, contre Nantes |
| 1973-1974 | 3e | Sa dernière saison, meilleur classement de sa carrière |
Classements repris des pages de saison de ce site. Ses trois Coupes tombent lors de saisons classées quatrième, treizième et une saison de coupe, ce qui dit assez la régularité du club sur la période.
Les trois premières Coupes de France du club
Avant Di Nallo, l'Olympique lyonnais n'avait jamais rien gagné. Il repart avec les trois premiers trophées majeurs de son histoire, étalés sur neuf ans.
| Année | Adversaire en finale | Score | Saison |
|---|---|---|---|
| 1964 | Girondins de Bordeaux | 2-0 | 1963-1964 |
| 1967 | FC Sochaux | 3-1 | 1966-1967 |
| 1973 | FC Nantes | 2-1 | 1972-1973 |
Scores et adversaires repris de la page palmarès de ce site. La finale de 1967 s'est jouée au Parc des Princes devant le général de Gaulle. Celle de 1973 a été gagnée par une équipe treizième du championnat, aux côtés de Serge Chiesa, alors âgé de vingt-deux ans. Le club a aussi perdu la finale de 1971 pendant sa période.
Son but de la 89e minute devant de Gaulle
La finale de la Coupe de France 1967 se joue au Parc des Princes contre le FC Sochaux. L'OL mène 2-1 quand Di Nallo ferme le score à la 89e minute. Le général de Gaulle, présent dans les tribunes, remet la Coupe au capitaine lyonnais.
C'est le seul de ses 222 buts dont la page de saison de ce site donne la minute exacte. Les archives de la période ne permettent pas d'en dater davantage, et cette fiche ne comble pas ce vide par des estimations.
Trois ans plus tôt, lors de la première Coupe de France du club en 1964, la page de la saison le décrit comme le pilier offensif autour duquel l'entraîneur Lucien Jasseron construisait son équipe, aux côtés de Nestor Combin.
À la 17e minute, un tacle de Carlos Monin lui vaut une double fracture du tibia et du péroné. Il a vingt-cinq ans et sort du meilleur moment de sa carrière. L'arrêt durera dix mois.
Dix mois et deux semaines après la fracture, il rejoue. Il marque deux buts dans le match. Il jouera encore cinq saisons à l'Olympique lyonnais et gagnera une troisième Coupe de France.
Dix mois d'arrêt à vingt-cinq ans
La blessure du 22 septembre 1968 coupe sa carrière en deux. Elle survient à Saint-Ouen, contre le Red Star, sur un tacle de Carlos Monin à la 17e minute, et laisse une double fracture tibia-péroné. À cette époque, ce type de blessure met fin à des carrières.
Il revient le 6 août 1969 contre Bastia et marque deux fois. La suite lui donne cinq saisons supplémentaires, une finale de Coupe de France perdue en 1971, une gagnée en 1973 et une troisième place en championnat pour finir, en 1974.
Huit buts en dix sélections
Son rapport buts sur sélections en équipe de France est de ceux qu'on ne voit presque jamais. Dix capes entre 1962 et 1971, huit buts, dont un doublé pour ses débuts lors d'une défaite 3-2 contre la Hongrie.
| Sélection | Période | Sélections | Buts |
|---|---|---|---|
| 🇫🇷 France espoirs | 1962-1965 | 4 | 3 |
| 🇫🇷 France B | 1965 | 1 | 1 |
| 🇫🇷 France A | 1962-1971 | 10 | 8 |
Chiffres de l'infobox de sa fiche Wikipédia. Neuf ans séparent sa première de sa dernière sélection, pour dix matchs seulement, ce qui traduit autant la concurrence de l'époque que la place de l'OL dans le football français des années 1960.
Le grand saut de la Division 1 à la Division d'Honneur
Il quitte l'OL en 1974 pour le Red Star, où il joue treize matchs de championnat pour cinq buts. Puis il fait ce que presque aucun professionnel de son niveau n'a fait avant lui, il descend de la Division 1 à la Division d'Honneur en signant à Montpellier La Paillade, le club de son ami lyonnais Louis Nicollin.
Sa première saison héraultaise, en 1975-1976, donne 21 buts en 23 matchs de championnat, dont trois triplés, plus quatre buts en six matchs de Coupe de France. Le club est champion de Division d'Honneur et monte en Division 3. Avec cette équipe, il élimine en 32es de finale de Coupe de France l'Olympique de Marseille, tenant du titre, sur le score de 2-1 au stade de la Prairie d'Alès.
Sa seconde saison est plus modeste, six buts en vingt et un matchs. Il termine sa carrière au FC Villefranche en 1977-1978, puis occupe différentes fonctions à l'Olympique lyonnais à partir de juin 1978. Il entraîne l'AS Misérieux-Trévoux de 2005 à 2008, puis devient conseiller sportif au FC Corbas en octobre 2008.
Le club n'avait jamais rien gagné avant lui
Quand Di Nallo entre en équipe première en 1960, l'Olympique lyonnais existe depuis dix ans sous sa forme professionnelle et n'a remporté aucun trophée national. Son palmarès tient en une page blanche.
Quand il part en 1974, le club compte trois Coupes de France et a disputé deux campagnes européennes. Les cinq Coupes de France de l'histoire du club, il en a gagné trois, et il a joué la finale perdue de 1971. Les deux autres, en 2008 et 2012, sont tombées trente-quatre et trente-huit ans après son départ.
| Trophée | Année | Di Nallo était là |
|---|---|---|
| Coupe de France | 1964 | Oui |
| Coupe de France | 1967 | Oui, buteur en finale |
| Coupe de France | 1973 | Oui |
| Coupe de France | 2008 | Non |
| Coupe de France | 2012 | Non |
Liste reprise de la page palmarès de ce site. Sur les cinq Coupes de France de l'histoire de l'Olympique lyonnais, trois ont été gagnées par une équipe dont il était l'attaquant principal. Aucun autre joueur du club n'en compte autant.
Sa carrière club par club
| Club | Période | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|
| Olympique lyonnais | 1960-1974 | 494 | 222 |
| Red Star FC | 1974-1975 | 13 | 5 |
| Montpellier La Paillade | 1975-1977 | 55 | 30 |
| FC Villefranche | 1977-1978 | non chiffré | non chiffré |
Chiffres repris de l'infobox de sa fiche Wikipédia, qui ne renseigne pas la ligne du FC Villefranche. Les 494 matchs lyonnais représentent l'essentiel de sa carrière, et il n'a jamais joué hors de France. Ses 30 buts à Montpellier ont été inscrits en Division d'Honneur puis en Division 3.
Les faits cités proviennent de la page Wikipédia du joueur, des pages des saisons de l'OL et de la page palmarès de ce site. Les appréciations sont assumées comme telles.
Trois choses à savoir sur Fleury Di Nallo
- Ses 222 buts font de lui le meilleur buteur de l'histoire de l'Olympique lyonnais, un record qui tient depuis 1974.
- Il a gagné les trois premières Coupes de France de l'histoire du club, en 1964, 1967 et 1973.
- Après la Division 1, il est descendu jusqu'en Division d'Honneur à Montpellier et y a marqué 21 buts en 23 matchs dès sa première saison.
Les saisons de l'OL qu'il a traversées :
Questions fréquentes sur Fleury Di Nallo
Qui est le meilleur buteur de l'histoire de l'OL ?
Fleury Di Nallo, avec 222 buts en 494 matchs entre 1960 et 1974, dont 182 en championnat. Il devance Alexandre Lacazette (201) et Bernard Lacombe (149). Aucun joueur n'a approché son total depuis son départ.
Combien de Coupes de France Fleury Di Nallo a-t-il gagnées ?
Trois, toutes avec l'OL, en 1964 contre les Girondins de Bordeaux (2-0), en 1967 contre le FC Sochaux (3-1) et en 1973 contre le FC Nantes (2-1). Ce sont les trois premières Coupes de France de l'histoire du club.
Pourquoi surnommait-on Fleury Di Nallo le petit prince de Gerland ?
Le surnom tient à sa taille, 1,67 m, à son style et au fait qu'il soit né à Lyon, dans le 2e arrondissement, d'une famille italienne originaire de Cassino. Il a passé quatorze saisons au club, de dix-sept à trente et un ans.
Quelle blessure a marqué la carrière de Fleury Di Nallo ?
Une double fracture tibia-péroné, le 22 septembre 1968 à Saint-Ouen contre le Red Star, sur un tacle de Carlos Monin à la 17e minute. Il est resté dix mois éloigné des terrains et a marqué deux buts dès son retour, le 6 août 1969 contre Bastia.
Combien de sélections Fleury Di Nallo comptait-il ?
Dix sélections et huit buts en équipe de France entre 1962 et 1971, un rapport rare. Il avait marqué un doublé pour ses débuts, lors d'une défaite 3-2 contre la Hongrie.
Qu'a fait Fleury Di Nallo après l'OL ?
Une saison au Red Star, puis deux à Montpellier La Paillade, alors en Division d'Honneur, où il a inscrit 21 buts en 23 matchs et gagné le titre régional dès la première année. Il a occupé différentes fonctions à l'OL à partir de juin 1978, puis entraîné l'AS Misérieux-Trévoux de 2005 à 2008. Il est mort le 13 mai 2026 à Bron, à quatre-vingt-trois ans.