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L'arrivée en juin 1999 : le recrutement qui change tout
Le 18 juin 1999, l'OL casse sa tirelire. Jean-Michel Aulas vient d'accueillir l'actionnaire Pathé au capital, l'ambition est claire : devenir un grand club européen. Pour matérialiser ce changement, le président sort le chéquier et arrache Sonny Anderson au FC Barcelone pour 120 millions de francs (17,77 millions d'euros). Le Brésilien a 28 ans, il a connu la Ligue des champions, il a gagné deux Liga et une Supercoupe d'Europe avec le Barça, il a été sacré champion de France avec Monaco en 1997. C'est un avant-centre confirmé que l'OL recrute, pas un pari.
Le transfert fait tache à l'époque. Jamais un club français n'avait dépensé autant pour un attaquant. Mais le choix se révèle payant dès les premiers mois : Anderson inscrit 23 buts en Ligue 1 sur sa première saison, termine meilleur buteur du championnat, et amène l'OL à une troisième place au classement. Le message est passé : le club ne joue plus pour le podium, il joue pour le titre.
Stats par saison à l'OL
| Saison | L1 M | L1 B | Eur M | Eur B | Coupes M | Coupes B | Total M | Total B | Titre L1 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1999–2000 | 32 | 23 | 8 | 3 | 5 | 0 | 45 | 26 | |
| 2000–2001 | 29 | 22 | 14 | 5 | 6 | 2 | 49 | 29 | |
| 2001–2002 | 25 | 14 | 5 | 3 | 2 | 1 | 32 | 18 | 🏆 |
| 2002–2003 | 24 | 12 | 7 | 5 | 1 | 0 | 32 | 17 | 🏆 |
| Total OL | 110 | 71 | 34 | 16 | 14 | 3 | 161 | 94 | 2× |
Données Wikipedia. Totaux officiels : 161 matchs et 94 buts toutes compétitions. Anderson a 28 ans à son arrivée, 32 à son départ.
M = matchs · B = buts · Eur = LDC ou Coupe UEFA · Coupes = CdF + CdL + Trophée des Champions
Évolution des buts par saison
Deux premières saisons exceptionnelles avec 22-23 buts en L1, rendement un peu plus modeste ensuite, quand l'équipe s'étoffe et que les minutes se partagent. Source : Wikipedia.
Répartition des 94 buts à l'OL
Pourquoi Anderson est la pièce qui a manqué
Le profil qui manquait. Avant 1999, l'OL est un club de haut de tableau mais sans vrai finisseur. Anderson apporte ce que Tony Vairelles, Florian Maurice, Stéphane Guivarc'h ou Bruno N'Gotty n'avaient pas pu apporter : un instinct de buteur doublé d'une technique internationale, forgée au Brésil, polie à Monaco, au Barça et en sélection brésilienne.
Le leader de vestiaire. Ses coéquipiers racontent un joueur généreux, toujours le premier à l'entraînement, toujours le premier à défendre le groupe. En 2001, sous Jacques Santini, c'est lui qui entraîne un vestiaire encore jeune (Anthony Réveillère, Éric Carrière, Vikash Dhorasoo, Sidney Govou, Philippe Violeau) vers le premier titre de champion. Son influence dépasse largement ses seules statistiques.
L'éclaireur brésilien. Avant Juninho, avant Cris, avant Edmílson et Fred, c'est Anderson qui ouvre la porte du club aux Brésiliens. Dès son arrivée, il conseille Aulas dans le marché sud-américain. Juninho lui-même, recruté à l'été 2001, racontera avoir accepté l'OL en partie parce que Sonny l'a convaincu que le projet était sérieux.
Saison de la révélation à l'OL. À 29 ans, Anderson termine meilleur buteur de L1, emmène le club à la 3e place, obtient une qualification en Ligue des champions. C'est la plus belle saison individuelle d'un attaquant de l'OL depuis les années 60.
Premier trophée majeur de l'ère moderne pour l'OL. Anderson est en pointe ce jour-là, entouré de Juninho Paulista (un autre Juninho, avant le Pernambucano), Foé, Edmílson. Le club commence enfin à gagner.
Le titre historique, arraché à Lens à la dernière journée après une saison de chasse au classement. Anderson inscrit 14 buts en L1 malgré plusieurs blessures. Il soulève le trophée de la L1 en fin de saison, puis celui du Trophée des Champions en août 2002 face au SCO Angers et Lorient.
Quatre ans après son départ, l'OL lui offre un jubilé à Gerland. Anderson inscrit 3 buts dans une victoire 5-3 de ses amis face à l'équipe championne 2002 de l'OL. Son fils Loïc marque le dernier but du match. Une soirée d'émotion devant une pelouse pleine.
Le départ en 2003 et la fin de carrière
À l'été 2003, après le deuxième titre de champion de France consécutif, Anderson a 32 ans. L'OL recrute Giovane Élber et amorce un renouvellement progressif de l'attaque. Anderson rejoint Villarreal en Espagne, où il retrouve immédiatement son rendement de buteur : 24 buts en 59 matchs sur une seule saison, avec notamment 7 buts en Coupe UEFA (meilleur buteur de la compétition) qui conduisent le club espagnol jusqu'en demi-finale.
Il part ensuite au Qatar : une saison à Al-Rayyan (20 matchs, 24 buts, meilleur buteur du championnat qatari 2005), puis une dernière à Al-Gharafa. Il met un terme à sa carrière en 2006 à 35 ans. Son bilan complet : 580 matchs, 288 buts, sur 19 ans de carrière professionnelle. Il devient ensuite entraîneur des attaquants à l'OL entre 2006 et 2011, puis consultant à beIN Sports, et reprend plus tard un rôle de conseiller sportif au club.
Carrière complète
| Club | Pays | Années | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|---|
| Vasco da Gama | 🇧🇷 | 1987–1990 | 24 | 1 |
| Guarani FC | 🇧🇷 | 1990–1992 | 36 | 4 |
| Servette FC | 🇨🇭 | 1992–1993 | 52 | 31 |
| Olympique de Marseille | 🇫🇷 | 1993–1994 | 24 | 16 |
| AS Monaco | 🇲🇨 | 1994–1997 | 117 | 67 |
| FC Barcelone | 🇪🇸 | 1997–1999 | 68 | 21 |
| Olympique Lyonnais | 🇫🇷 | 1999–2003 | 161 | 94 |
| Villarreal CF | 🇪🇸 | 2003–2004 | 59 | 24 |
| Al-Rayyan SC | 🇶🇦 | 2004–2005 | 20 | 24 |
| Al-Gharafa SC | 🇶🇦 | 2005–2006 | 19 | 6 |
| Total carrière | 580 | 288 | ||
Source : Wikipedia. 19 ans de carrière pro, dix clubs en quatre pays. Sélection brésilienne : 7 matchs, 1 but (1997-2001).