Milieu offensif, 2001–2004

Éric Carrière

Champion de France en 2001, 2002, 2003 et 2004. Quatre titres d'affilée, avec deux maillots différents : celui de Nantes pour le premier, celui de l'OL pour les trois suivants. Il arrive à Lyon à l'été 2001 avec le titre de meilleur joueur du championnat en poche, pour 12,5 millions d'euros, et devient le passeur d'une équipe qui ne perdra plus le championnat pendant sept ans.

Éric Carrière

Photo : Антон Зайцев, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

Naissance24 mai 1973, Foix (09)
Nationalité🇫🇷 Français
Taille1,73 m
PosteMilieu offensif
À l'OL2001 – 2004
Matchs OL124
Buts OL17
ArrivéeAoût 2001, 12,5 M€ de Nantes
Sélection10 caps France (5 buts)
Fin de carrière2010 (37 ans)

Palmarès

  • 2002 Ligue 1 (Olympique Lyonnais)
  • 2003 Ligue 1 (Olympique Lyonnais)
  • 2004 Ligue 1 (Olympique Lyonnais)
  • 2001 Division 1 (FC Nantes)
  • 2002 Trophée des Champions (Olympique Lyonnais)
  • 2003 Trophée des Champions (Olympique Lyonnais)
  • 1999 Coupe de France (FC Nantes)
  • 2000 Coupe de France (FC Nantes)
  • 1999 Trophée des Champions (FC Nantes)
  • 2005 Coupe Intertoto (RC Lens)
  • 2001 Coupe des Confédérations (France)
124 Matchs à l'OL
17 Buts à l'OL
22 Passes décisives en championnat
4 Titres de champion d'affilée

Quatre titres de suite, deux maillots

Le palmarès d'Éric Carrière contient une séquence que très peu de joueurs français peuvent revendiquer : champion de France en 2001, 2002, 2003 et 2004. Quatre saisons consécutives, mais pas avec le même club. Le premier titre, il le gagne avec le FC Nantes, et il en est l'homme fort : élu meilleur joueur du championnat, meilleur passeur de la saison. Les trois suivants, il les gagne à Lyon, où il signe dans la foulée pour 12,5 millions d'euros.

Ce transfert dit quelque chose de l'OL du début des années 2000. Le club ne recrute plus des paris, il achète le meilleur joueur du championnat en titre au club qui vient d'être sacré. Carrière arrive à Lyon en août 2001, quelques semaines avant Juninho. La saison qui suit sera celle du premier titre de champion de l'histoire du club.

Son apport ne se lit pas dans la colonne des buts. 17 en trois saisons, ce n'est pas ce qu'on attend d'un joueur payé ce prix-là. Il se lit dans celle des passes décisives : 22 en 92 matchs de championnat sous le maillot lyonnais, avec un pic à 10 lors de la saison 2002-2003. C'est un joueur d'avant-dernière passe et de dernière passe, pas un finisseur.

Un professionnel à 23 ans, meilleur joueur du championnat à 28

Carrière naît à Foix, en Ariège, en mai 1973, et commence le football à six ans à Villenave-d'Ornon, près de Bordeaux, avant de suivre son père muté à Auch. Sa trajectoire n'a rien d'un parcours de prodige, et c'est peu de le dire : il ne dispute son premier match professionnel avec le FC Nantes qu'en décembre 1996, à 23 ans.

Deux fois refusé pour « insuffisance athlétique »

La phrase qui accompagne son adolescence est toujours la même : trop limité physiquement. En minime puis en cadet, il cesse d'être surclassé. Il passe deux fois les tests du sport-études de Toulouse, en troisième puis après la seconde. Le verdict tombe deux fois, dans les mêmes termes : insuffisance athlétique.

Il reste donc à Auch, dans le parcours ordinaire d'un amateur, et remplace peu à peu son rêve de footballeur par un projet plus raisonnable : devenir professeur de mathématiques. Baccalauréat à dix-neuf ans, université de Toulouse, DEUG de maths qu'il poussera jusqu'au bout sans obtenir le diplôme. Comme il ne peut pas faire trois ou quatre allers-retours par semaine vers Auch, il cherche un club près de Toulouse et signe à l'AS Muret.

Ce sont ces années-là qui le sauvent. Il gagne deux titres de champion de France universitaire et joue en équipe de France universitaire. Il joue aussi, grâce au métier de son père, dans la sélection France des finances de l'ATSCAF, avec laquelle il devient champion d'Europe des finances en 1993. En juillet 1994, il remporte les Jeux de la Francophonie avec une sélection française de moins de 20 ans où figurent Teddy Richert, David Sommeil et un certain Vikash Dhorasoo, dont il est la doublure, et derrière lequel il ne joue pas une minute du tournoi. Les deux hommes se retrouveront au milieu de terrain de l'OL sept ans plus tard.

Le jour où on est venu voir le gardien

Son premier essai à Nantes ne donne rien. Le déclic vient l'année suivante, et il ne lui était pas destiné.

Robert Budzynski, directeur sportif du FC Nantes, se déplace en Haute-Garonne pour superviser Dominique Casagrande, le gardien de Muret. Ce qu'il voit, c'est un autre joueur, qu'il décrira comme une « puce atomique », auteur de cinq passes décisives dans une victoire 6-0. Il repart avec le milieu de terrain au lieu du gardien.

En juin 1995, à vingt-deux ans, Éric Carrière arrive au centre de formation de La Jonelière, plus âgé que les joueurs qui l'entourent. Son corps ne suit pas : passer de deux entraînements par semaine à deux séances par jour lui coûte des tendons et des muscles. Il s'entoure alors de trois personnes chargées de le porter au niveau professionnel, un fasciathérapeute pour l'équilibre et le renforcement, un responsable de l'extra-sportif et un préparateur technique qui analyse ses choix de jeu. L'ensemble lui coûte 10 % de son salaire et la moitié des commissions perçues par ses agents. Il a un plan sur trois ans, et il s'y tient.

20 décembre 1996 · Son premier match de Division 1 se joue à Gerland

Sous les ordres de Jean-Claude Suaudeau, Éric Carrière connaît sa première titularisation en première division française au stade de Gerland, contre l'Olympique Lyonnais. Nantes s'incline 1-0. Cinq ans plus tard, il signera dans ce club et y gagnera trois titres de champion de France.

Vingt-deux ans plus tard, en septembre 2012, il s'associera à Dominique Casagrande, le gardien que Budzynski était venu voir, dans le projet Footengo.

La montée en puissance est lisible dans les chiffres. Deux matchs en 1996-1997, puis 27, puis 33, puis 32 avec 5 buts, et enfin la saison 2000-2001 : 33 matchs, 5 buts, une dizaine de passes décisives, un titre de champion de France avec Nantes, et un doublé de trophées individuels rare, meilleur joueur et meilleur passeur du championnat dans la même saison. Il la traverse sans le moindre pépin physique, à 27 ans, quinze ans après qu'on lui eut expliqué qu'il n'avait pas le physique. Entre-temps, il a gagné deux Coupes de France avec les Canaris, en 1999 et 2000, et un Trophée des Champions en 1999.

Sur ses passes décisives de 2000-2001, les sources donnent 10 ou 12 selon le décompte. Le titre de meilleur passeur du championnat, lui, n'est pas discuté.

Un transfert qui lui a coûté un public

Le passage de Nantes à Lyon est le seul épisode de sa carrière qui lui vaut de l'hostilité, et il ne vient pas du transfert lui-même mais de ce qui l'a précédé.

Quelques jours avant de signer, Éric Carrière annonce publiquement qu'il reste. Il déclare avoir rencontré Robert Budzynski, avoir parlé au président Bobin, et avoir décidé de mettre un terme aux négociations avec Lyon, par respect pour le club et les supporters, plutôt que d'attendre le début du championnat pour se déterminer.

Il signe à l'OL peu après. Le public nantais ne le lui pardonnera pas : il sera sifflé à chacun de ses retours à la Beaujoire pendant tout le reste de sa carrière, avec Lyon puis avec Lens.

Trois saisons lyonnaises, trois titres

Carrière débarque dans un vestiaire en train de changer de statut. L'OL vient de gagner la Coupe de la Ligue 2001, sa première coupe nationale depuis 1973, mais n'a encore jamais été champion. Sa première saison, 2001-2002, est celle du basculement : 27 matchs de championnat, 3 buts, 8 passes décisives, et le premier titre du club.

Sa meilleure saison lyonnaise est la deuxième. En 2002-2003, il joue 37 des 38 journées de championnat, marque 6 buts et délivre 10 passes décisives. C'est sa saison la plus complète en volume comme en production, et l'OL conserve son titre avec un point d'avance sur Monaco.

La troisième est plus compliquée. En 2003-2004, sous Paul Le Guen, la concurrence s'intensifie au milieu avec la montée en puissance de Juninho et l'arrivée de Michael Essien. Carrière tombe à 28 matchs, 2 buts, 4 passes décisives. L'OL est champion pour la troisième fois consécutive, mais il quitte le club à l'été 2004 pour le RC Lens.

Stats saison par saison à l'OL

Saison Matchs Buts Passes déc. Décisif Classement OL Titre
2001–2002 273811 1er★ Champion
2002–2003 3761016 1er★ Champion
2003–2004 28246 1er★ Champion
Total championnat 92112233 3 titres en 3 saisons

Source : Wikipédia, tableau de statistiques détaillées par saison. Toutes compétitions confondues, son bilan lyonnais s'élève à 124 matchs et 17 buts : la différence avec les 92 matchs de championnat correspond aux coupes nationales, à la Ligue des champions et au Trophée des Champions.

Buts et passes décisives par saison

Le graphique superpose ses buts et ses passes décisives en championnat sur ses cinq dernières saisons à Nantes et ses trois saisons à Lyon. La lecture est nette : sur l'ensemble de la période, il délivre presque deux fois plus de passes décisives qu'il ne marque de buts. Son sommet à Lyon, en 2002-2003, égale son sommet nantais de la saison du titre.

SaisonButsPasses décisives
1999-00 (Nantes)52
2000-01 (Nantes)510
2001-02 (OL)38
2002-03 (OL)610
2003-04 (OL)24
2004-05 (Lens)36
2005-06 (Lens)02
2006-07 (Lens)23

Buts et passes décisives en championnat, saison par saison. Le club de chaque saison apparaît au survol des barres. Source : Wikipédia.

La série des quatre titres

Rares sont les joueurs qui gagnent quatre championnats de France consécutifs. Plus rares encore ceux qui le font en changeant de club au milieu de la série, sans manquer une seule saison. Carrière signe à Lyon exactement au bon moment, l'été où le club passe du statut d'outsider à celui de champion en titre permanent.

SaisonClubMatchsButsPasses déc.À noter
2000–2001FC Nantes33510 Meilleur joueur du championnat, meilleur passeur
2001–2002Olympique Lyonnais2738 Premier titre de champion de l'histoire de l'OL
2002–2003Olympique Lyonnais37610 Sa meilleure saison lyonnaise
2003–2004Olympique Lyonnais2824 Dernière saison au club, concurrence accrue au milieu
Quatre saisons, quatre titres 1251632  

Chiffres de championnat uniquement. Source : Wikipédia.

Équipe de France : 10 sélections, 5 buts

Sa carrière internationale est courte mais son rendement est frappant. Dix sélections entre 2001 et 2002, cinq buts. Un but tous les deux matchs, pour un milieu de terrain, dans une équipe de France championne du monde et d'Europe qui n'avait pas besoin de renfort offensif : c'est le meilleur ratio de tous les joueurs présentés sur ce site à ce poste.

Le sommet est la Coupe des Confédérations 2001, remportée par la France. Roger Lemerre l'appelle en l'absence de plusieurs titulaires, lui donne le numéro 10 et le charge de remplacer Zinédine Zidane comme meneur de jeu. Aux tests aérobies d'avant-tournoi, celui à qui on avait deux fois reproché son insuffisance athlétique termine meilleur du groupe français.

Deux passes décisives contre la Corée du Sud (5-0) pour son entrée dans la compétition, puis un doublé contre le Mexique (4-0) quatre jours plus tard. La France gagne le tournoi et Carrière repart avec le Soulier d'or, la récompense qui additionne buts et passes décisives, partagé avec Robert Pirès.

Sa dernière sélection, le 20 novembre 2002, est un amical contre la Serbie où il inscrit un nouveau doublé. Il arrête donc sa carrière internationale sur deux buts, à 29 ans, avec 10 sélections et 5 buts.

SélectionPériodeMatchsButsRatioTitre
France A2001–20021050,50 but par matchCoupe des Confédérations 2001

Source : Wikipédia. Ses cinq buts internationaux : deux contre le Mexique à la Coupe des Confédérations 2001, un contre Malte en qualification de l'Euro 2004, et deux contre la Serbie le 20 novembre 2002, lors de sa dixième et dernière sélection.

Moments clés

Mai 2001 · Meilleur joueur du championnat de France

À 28 ans, cinq ans après ses débuts professionnels, Carrière est élu meilleur joueur de la saison 2000-2001 après avoir emmené Nantes au titre avec 5 buts et 10 passes décisives. C'est la consécration d'un joueur qui n'a jamais été un prodige et qui a mis cinq saisons à s'imposer comme titulaire.

Août 2001 · L'OL met 12,5 M€ sur le meilleur joueur du championnat

Après son dernier match nantais le 25 août, Carrière signe un contrat de quatre ans à Lyon. Le club, qui n'a encore jamais été champion, achète le joueur le plus en vue du championnat au club qui vient de l'être. Juninho arrive le même été. Neuf mois plus tard, l'OL sera sacré pour la première fois de son histoire.

2001 · Champion de France et vainqueur de la Coupe des Confédérations

Année pleine : titre de champion avec Nantes en mai, trophée de meilleur joueur du championnat, puis Coupe des Confédérations remportée avec l'équipe de France, dont il termine co-meilleur buteur avec 2 buts. Il aura marqué 5 buts en 10 sélections au total, un rendement que peu de milieux français ont approché.

2002-2003 · 37 matchs sur 38, sa saison la plus complète

Il ne manque qu'une seule journée de championnat, marque 6 buts et délivre 10 passes décisives. L'OL conserve son titre avec un point d'avance sur Monaco. C'est la saison où son influence sur le jeu lyonnais est la plus nette, avant que l'arrivée de nouveaux milieux ne réduise son temps de jeu.

Carrière complète en club

ClubPaysPériodeDivisionMatchs champ.Buts champ.
FC Nantes🇫🇷1996–2001D112812
Olympique Lyonnais🇫🇷2001–2004D1 / L19211
RC Lens🇫🇷2004–2008L11135
Dijon FCO🇫🇷2008–2010L2677
Total en championnat40035

Source : Wikipédia, tableau détaillé par saison. Le total de Nantes inclut le match unique de la saison 2001-2002 disputé avant son transfert. Toutes compétitions confondues, Wikipédia porte son bilan de carrière à 537 matchs et 58 buts, coupes nationales et européennes comprises.

Le départ et la fin de carrière

Carrière quitte l'OL à l'été 2004, à 31 ans, pour le RC Lens. Il y passe quatre saisons et 113 matchs de championnat, avec une Coupe Intertoto remportée en 2005, mais son rendement offensif s'érode : 5 buts en quatre ans. Il termine par deux saisons au Dijon FCO en Ligue 2, où il retrouve un peu de production avec 7 buts en 2008-2009, avant de raccrocher en 2010, à 37 ans.

82e meilleur joueur de l'histoire du championnat de France

En novembre 2022, So Foot publie un classement des mille meilleurs joueurs de l'histoire du championnat de France. Éric Carrière y figure à la 82e place. C'est, de très loin, le rang le plus élevé de tous les joueurs de cette série de fiches, et il permet de situer sa carrière au-delà de son seul passage lyonnais.

Rang So FootJoueurPassage à l'OL
82eÉric Carrière2001-2004
660ePierre Laigle1999-2002
790eJacek Bąk1995-2002
885eMarc-Vivien Foé2000-2003

Classement publié par So Foot entre août et novembre 2022, par tranches de dix joueurs. Il porte sur l'ensemble de l'histoire du championnat de France, pas sur la seule période lyonnaise des joueurs cités.

Après le football : Canal+

Sa reconversion se fait devant les caméras plutôt que sur un banc. Dès 2010, il devient consultant pour Canal+. Il rejoint l'équipe du Canal Football Club comme chroniqueur en octobre 2012, et commente la Ligue des champions à partir de 2013. En parallèle, il se forme au management sportif au CDES à partir de 2011, et obtient son diplôme en janvier 2014.

Il garde aussi un pied dans un club : en mai 2012, il entre au conseil de surveillance du Dijon FCO, son dernier club en tant que joueur. Il s'associe également au projet Footengo en septembre 2012.

Trois choses à savoir sur Éric Carrière

  1. Il a été champion de France quatre années de suite avec deux clubs différents : 2001 avec Nantes, puis 2002, 2003 et 2004 avec l'OL. Il a changé de club au milieu de la série sans jamais manquer un titre, en signant à Lyon exactement l'été où le club a commencé sa série de sept championnats consécutifs.
  2. Son rendement en équipe de France est l'un des meilleurs jamais vus pour un milieu français : 5 buts en 10 sélections, soit un but tous les deux matchs, et un titre de co-meilleur buteur de la Coupe des Confédérations 2001 remportée par les Bleus.
  3. Il n'a disputé son premier match professionnel qu'à 23 ans, avec deux apparitions seulement lors de la saison 1996-1997. Cinq ans plus tard, il était élu meilleur joueur du championnat de France. Peu de trajectoires aussi tardives ont débouché sur autant de titres.

Les saisons de l'OL qu'il a traversées :

2001–2002 2002–2003 2003–2004

Questions fréquentes sur Éric Carrière

Combien de matchs Éric Carrière a-t-il joués à l'OL ?

124 matchs et 17 buts toutes compétitions entre 2001 et 2004, dont 92 matchs et 11 buts en championnat, assortis de 22 passes décisives en trois saisons.

Éric Carrière a-t-il été champion de France plusieurs fois ?

Quatre fois, et quatre années de suite : en 2001 avec le FC Nantes, puis en 2002, 2003 et 2004 avec l'Olympique Lyonnais. Il change de club à l'été 2001, entre le premier et le deuxième titre.

Combien l'OL a-t-il payé Éric Carrière ?

Environ 12,5 millions d'euros au FC Nantes en août 2001, avec un contrat de quatre ans. Il arrivait avec le titre de meilleur joueur du championnat de France en poche.

Combien de sélections Éric Carrière a-t-il en équipe de France ?

10 sélections pour 5 buts, entre 2001 et 2002. Un but tous les deux matchs, ce qui est un rendement rare pour un milieu de terrain. Il remporte la Coupe des Confédérations 2001, dont il est co-meilleur buteur avec 2 buts.

Que fait Éric Carrière aujourd'hui ?

Il est consultant télévision depuis la fin de sa carrière en 2010, notamment sur Canal+ où il intervient au Canal Football Club et commente la Ligue des champions. Il a également siégé au conseil de surveillance du Dijon FCO et obtenu un diplôme de management sportif au CDES en 2014.

Comment Éric Carrière a-t-il été repéré ?

Par accident. Robert Budzynski, directeur sportif du FC Nantes, était venu en Haute-Garonne superviser le gardien de l'AS Muret, Dominique Casagrande. Il est reparti avec le milieu de terrain, une « puce atomique » qu'il avait vue délivrer cinq passes décisives dans une victoire 6-0. Carrière avait 22 ans et étudiait les mathématiques.

Pourquoi Éric Carrière est-il sifflé à Nantes ?

Parce qu'il avait annoncé publiquement, quelques jours avant son transfert de 2001, qu'il restait au FC Nantes et qu'il mettait un terme aux négociations avec Lyon. Il a signé à l'OL peu après. Le public de la Beaujoire l'a sifflé à chacun de ses retours pendant tout le reste de sa carrière.