Milieu défensif · 1993–1996

Éric Roy

128 matchs, 12 buts entre 1993 et 1996, la deuxième place de 1995 et la finale de Coupe de la Ligue 1996. Trente ans plus tard, il qualifiait le Stade brestois pour la Ligue des champions. Éric Roy est mort le 17 juin 2026, à 58 ans.

Éric Roy

Photo : Rclenswiki, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

Nom completÉric Serge Armand Roy
Naissance26 septembre 1967, Nice (Alpes-Maritimes)
NationalitéFrançais
Taille1,88 m
PosteMilieu de terrain
Période OL1993–1996
Premier club proOGC Nice (1988)
Décès17 juin 2026, Nice

Palmarès joueur

  • 1995Vice-champion de France (OL)
  • 1996Finaliste Coupe de la Ligue (OL)

En tant qu'entraîneur

  • 2024Meilleur entraîneur de Ligue 1 (trophées UNFP)
  • 20243e L1 avec Brest (qualif. LDC)
128Matchs à l'OL
12Buts
3Saisons
111Matchs de D1

Ses chiffres à l'OL

CompétitionMatchsButs
Division 11119
Coupes nationales et Coupe UEFA173
Total OL12812

Le total toutes compétitions vient de l'infobox de sa fiche Wikipédia française, la ligne de championnat de l'infobox anglaise ; la différence donne les coupes. Aucune source ne publie de détail saison par saison : la version précédente de cette fiche en affichait un, avec des classements de l'OL faux, et il a été retiré.

Les trois saisons de l'OL avec lui

SaisonEntraîneurClassement en D1Ce qui compte
1993-1994Jean Tigana8ePremière saison de Tigana
1994-1995Jean Tigana2e, 69 pointsQualification pour la Coupe UEFA
1995-1996Jean Tigana puis Guy Stéphan11eFinale de la Coupe de la Ligue, Coupe UEFA

Ce qui fait la singularité d'Éric Roy dans l'histoire du football français, c'est sa carrière d'entraîneur, et une statistique qu'il faut poser avant tout le reste : en 473 matchs de joueur professionnel, à Nice, Toulon, Lyon, Marseille, Sunderland, Troyes et au Rayo Vallecano, Éric Roy n'a jamais rien gagné. Pas un trophée.

Le premier de sa carrière, il l'a reçu le 13 mai 2024, à 56 ans, des mains de Didier Deschamps : le trophée UNFP du meilleur entraîneur de Ligue 1, pour avoir emmené le Stade brestois à la troisième place et en Ligue des champions.

Il est mort le 17 juin 2026, à 58 ans.

Trois saisons à Lyon entre Nice et Marseille

Éric Roy arrive à l'OL en 1993, à 25 ans, après quatre saisons à Nice et une à Toulon. Il y reste trois ans et y joue 128 matchs pour 12 buts, son meilleur total de buts en club, à égalité avec ses trois saisons marseillaises.

Le club qu'il rejoint est celui de l'après-remontée : quatre ans après le titre de D2 de 1989, l'OL construit sans encore gagner. Il y côtoie Marcelo, Pascal Olmeta, Florent Laville, Jacek Bąk et le jeune Ludovic Giuly. Il vit la deuxième place de 1995, sous Jean Tigana, et la finale perdue de Coupe de la Ligue en 1996.

En 1996, il part à l'Olympique de Marseille, où il passe trois saisons (104 matchs, 12 buts). L'OM atteint la finale de la Coupe UEFA 1999, perdue 3-0 contre Parme à Moscou, mais Roy ne figure pas parmi les dix-huit Marseillais de la feuille de match. Il part ensuite pour Sunderland. Un joueur passé par les deux Olympiques, sans avoir gagné de trophée ni dans l'un ni dans l'autre.

17 juin 2026

Éric Roy est mort le mercredi 17 juin 2026, à 58 ans, des suites d'un cancer du pancréas. Sa famille a précisé qu'il se battait contre la maladie depuis trois ans et demi.

Trois ans et demi, c'est exactement la durée de son passage au Stade brestois. Le maintien de 2023, le record d'invincibilité du club, la troisième place et la qualification pour la Ligue des champions, le trophée UNFP reçu des mains de Didier Deschamps, la première campagne européenne de l'histoire du club : il a mené tout cela en étant malade, sans que cela se sache.

Denis Le Saint, président du Stade brestois, a déclaré : « On est naturellement dans un grand chagrin. On est vraiment très affectés. On l'aimait vraiment énormément. » Pour son ami Jérôme Alonzo, ancien gardien, il était « comme un grand frère ». Un hommage a été organisé le lendemain au stade Francis-Le Blé, en présence des supporters, du président et du maire de Brest. Ses obsèques ont eu lieu le 23 juin 2026 à la cathédrale Sainte-Réparate de Nice. Le 13 septembre, pour la réception du PSG lors de la 4e journée, le Stade brestois lui a rendu hommage : ses joueurs portaient un maillot marqué d'une couronne et floqué de son surnom, « King ».

Sources : L'Équipe, Ouest-France et France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, 17 et 18 juin 2026 ; Maxifoot, septembre 2026, pour l'hommage contre le PSG. Éric Roy avait joué 128 matchs et marqué 12 buts sous le maillot de l'Olympique Lyonnais, entre 1993 et 1996.

6 avril 1996 : sa seule finale sous le maillot lyonnais

Éric Roy était titulaire au milieu de terrain de l'OL lors de la finale de la Coupe de la Ligue 1996, au Parc des Princes devant 39 878 spectateurs. L'OL de Guy Stéphan et le FC Metz de Robert Pirès ne marquent pas en 120 minutes ; Metz l'emporte 5 tirs au but à 4, deux frappes lyonnaises ayant été détournées, celles de Marcelo et de Stéphane Roche.

Il jouait ce soir-là avec Pascal Olmeta, Jacek Bąk, Florent Laville, Ludovic Giuly et Florian Maurice. C'est la seule finale de sa carrière avec l'OL, et il quittera le club quelques mois plus tard pour l'Olympique de Marseille.

Vingt ans de football sans être sur un banc

Entre la fin de sa carrière de joueur, en 2004, et son arrivée à Brest en 2023, Éric Roy a passé près de vingt ans dans le football sans être entraîneur principal, ou presque. C'est un parcours de dirigeant et de commentateur plus que de technicien.

PériodeFonctionClub ou média
2005-2012Directeur marketing, puis du développement, directeur sportif en 2009, entraîneur de mars 2010 à novembre 2011 (23 v, 24 n, 23 d), licencié en juin 2012OGC Nice, son club de toujours
2012-2017ConsultantbeIN Sports
2017-2019Manager sportifRC Lens
2019-2020Directeur sportifWatford FC, en Angleterre
2019-2023ConsultantFrance Télévisions
2023-2026Entraîneur (60 v, 32 n, 51 d)Stade brestois 29

Il avait 55 ans quand il a pris le banc de Brest, en janvier 2023, avec le club en lutte pour le maintien. Dix-sept mois plus tard, il le qualifiait pour la Ligue des champions. Son licenciement de Nice, en 2012, avait été jugé abusif par les prud'hommes, et le club lui a versé près de 300 000 euros.

Carrière complète

ClubPériodeMJButs
OGC Nice1988–1992914
Sporting Toulon Var1992–1993352
Olympique Lyonnais1993–199612812
Olympique de Marseille1996–199910412
Sunderland AFC1999–2001341
ESTAC Troyes200170
Rayo Vallecano2001–2002160
OGC Nice2002–2004582
Total47333

Infobox de sa fiche Wikipédia française, toutes compétitions. Son seul but à Sunderland est venu en Coupe de la Ligue anglaise, lors d'une victoire 5-0 contre Walsall.

Carrière d'entraîneur

ClubPériodeBilan
OGC Nicemars 2010 – nov. 201123 v, 24 n, 23 d
Stade brestois 29janv. 2023 – juin 202660 v, 32 n, 51 d ; 3e de L1 en 2023-2024

À Lens (2017-2019) puis à Watford (2019-2020), il était manager sportif et directeur sportif, pas entraîneur.

Moments marquants

6 avril 1996. La finale de Coupe de la Ligue, titulaire avec l'OL

Au Parc des Princes, l'OL et Metz ne marquent pas en 120 minutes, et Metz gagne aux tirs au but. C'est sa seule finale avec l'OL. Trois ans plus tard, l'OM qu'il a rejoint va en finale de Coupe UEFA, mais il n'est pas sur la feuille de match.

11 février 2024. Un record de club vieux de quarante-trois ans

Après un match nul contre Clermont, le Stade brestois atteint dix matchs de championnat sans défaite, série la plus longue de l'histoire du club, qui plafonnait à neuf depuis 1981. Éric Roy la portera à treize avant qu'une défaite à Lens ne l'interrompe.

13 mai 2024. Meilleur entraîneur de Ligue 1, et premier trophée à 56 ans

Le Stade brestois termine 3e de Ligue 1 avec 61 points, derrière le PSG et Monaco, devant Lille. Le club se qualifie pour la Ligue des champions, une première dans son histoire : son meilleur classement jusque-là était une 8e place, en 1986-1987.

Aux trophées UNFP, Éric Roy est élu meilleur entraîneur de Ligue 1 et reçoit sa récompense des mains de Didier Deschamps. C'est, à 56 ans, la première de toute sa carrière, joueur et entraîneur confondus.

2024–2025. La Ligue des champions

Pour sa première campagne européenne, le Stade brestois joue la phase de ligue de la Ligue des champions à Guingamp, au stade de Roudourou : 13 points, puis un barrage perdu contre le PSG. En championnat, l'équipe finit 9e. Éric Roy est de nouveau parmi les cinq nommés au trophée UNFP du meilleur entraîneur, et le 16 mai 2025, alors que son contrat expirait, il le prolonge de deux ans, jusqu'en juin 2027.

Janvier 2023 : un club à maintenir en six mois

Éric Roy est nommé le 3 janvier 2023, en cours de saison, avec une mission de six mois et sans adjoint à lui : maintenir le Stade brestois en Ligue 1. Il a 55 ans et n'a plus entraîné une équipe première depuis 2011.

SaisonSituation à son arrivée ou classement finalCe qu'il obtient
2022-202314e, 44 pointsMaintien, contrat prolongé de deux ans
2023-20243e avec 61 pointsLigue des champions, première de l'histoire du club, et trophée UNFP
2024-20259ePhase de ligue de la Ligue des champions puis barrage contre le PSG, prolongation jusqu'en 2027
2025-202612e, 39 pointsMaintien, dans une saison où il dénonce en mai un modèle qui oblige le club à vendre chaque été. Sa dernière saison : il meurt le 17 juin 2026

Bilan complet à Brest : 60 victoires, 32 nuls, 51 défaites. Le meilleur classement du club avant lui était une 8e place, en 1986-1987.

3 choses à savoir sur Éric Roy

1. L'OL est le club où il a le plus joué. 128 matchs à Lyon, plus qu'à Marseille (104) et qu'à Nice (91 lors de son premier passage). Il était le fils de Serge Roy, ancien international français.
2. Il a qualifié Brest pour la Ligue des champions. Troisième de Ligue 1 en 2024 avec 61 points, derrière le PSG et Monaco : jamais le club n'avait fini mieux que 8e en première division. C'était la première qualification européenne de l'histoire du Stade brestois.
3. Il commentait la Coupe de France avant de revenir sur un banc. Consultant sur beIN Sports de 2012 à 2017, puis sur France Télévisions à partir de 2019, il s'était fait remarquer en finale de Coupe de France 2022 en critiquant à l'antenne le penalty qui donnait la victoire à Nantes contre Nice, son ancien club.

Saisons jouées à l'OL

Questions fréquentes sur Éric Roy

Combien de matchs Éric Roy a-t-il joués à l'OL ?

128 matchs pour 12 buts entre 1993 et 1996, en trois saisons, dont 111 matchs et 9 buts en Division 1. Ses 12 buts lyonnais sont, à égalité avec ses trois saisons marseillaises, son meilleur total dans un club.

Qu'est devenu Éric Roy après sa carrière de joueur ?

Dirigeant à Nice, entraîneur de Nice en 2010-2011, manager sportif à Lens, directeur sportif à Watford, consultant à la télévision, puis entraîneur du Stade brestois de janvier 2023 à sa mort, le 17 juin 2026. Il a qualifié Brest pour la Ligue des champions 2024-2025 et a été élu meilleur entraîneur de Ligue 1 en 2024.

Dans quels autres clubs Éric Roy a-t-il joué ?

L'OGC Nice, son club de début et de fin de carrière, le Sporting Toulon Var, l'Olympique de Marseille de 1996 à 1999, Sunderland, Troyes et le Rayo Vallecano. 473 matchs en tout.

Pour quel exploit Éric Roy est-il connu comme entraîneur ?

Pour avoir hissé le Stade Brestois à la troisième place de Ligue 1 en 2023-2024 et l'avoir qualifié pour la première Ligue des champions de son histoire.

De quoi est mort Éric Roy ?

D'un cancer du pancréas, le 17 juin 2026, à 58 ans. Sa famille a précisé qu'il luttait contre la maladie depuis trois ans et demi, c'est-à-dire pendant tout son passage au Stade brestois, qu'il a qualifié pour la Ligue des champions.

Quel trophée Éric Roy a-t-il gagné dans sa carrière ?

Un seul, et pas comme joueur : le trophée UNFP du meilleur entraîneur de Ligue 1, reçu le 13 mai 2024 des mains de Didier Deschamps, pour la saison qui a envoyé le Stade brestois en Ligue des champions. En 473 matchs de joueur professionnel, à Nice, Toulon, Lyon, Marseille, Sunderland, Troyes et au Rayo Vallecano, il n'avait rien remporté.