Photo : Rclenswiki, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
Palmarès joueur
- 1999Finaliste Coupe UEFA (OM)
En tant qu'entraîneur
- 2024Meilleur entraîneur L1 (UNFP)
- 2024Meilleur entraîneur de Ligue 1 (trophées UNFP)
- 20243e L1 avec Brest (qualif. LDC)
Statistiques par saison à l'OL
| Saison | MJ | Buts | PD | Classement OL |
|---|---|---|---|---|
| 1993-1994 | 40 | 5 | 3 | 5e |
| 1994-1995 | 45 | 4 | 5 | 3e |
| 1995-1996 | 43 | 3 | 4 | 3e |
| Total OL | 128 | 12 | ~12 |
Répartition par compétition
| Ligue 1 | Europe | Coupes | |
|---|---|---|---|
| 1993-1994 | 30 | 5 | 5 |
| 1994-1995 | 35 | 6 | 4 |
| 1995-1996 | 35 | 5 | 3 |
Distribution des matchs
Un milieu solide, une présence qui comptera
Éric Roy arrive à l'OL en 1993 en provenance de Nice, son club formateur. À 26 ans, c'est un milieu défensif de grande taille (1,88 m), solide dans les duels, capable de couvrir du terrain et de peser sur les phases offensives. À Lyon, il passe trois saisons de bon niveau, toutes compétitions confondues : 128 matchs, 12 buts. Pour un milieu défensif, c'est un rendement remarquable.
Sa période lyonnaise se situe dans une époque de transition pour le club : l'OL commence à se structurer pour devenir un club de premier plan. Roy est là pendant cette montée en puissance. En 1996, il rejoint l'OM où il va vivre quatre années intenses, notamment avec la finale de la Coupe UEFA 1999 perdue contre Parme (3-0). Une finale européenne qui reste l'un des grands moments d'un joueur discret mais solide.
Ce qui fait la singularité d'Éric Roy dans l'histoire du football français, c'est sa carrière d'entraîneur, et une statistique qu'il faut poser avant tout le reste : en 473 matchs de joueur professionnel, à Nice, Toulon, Lyon, Marseille, Sunderland, Troyes et au Rayo Vallecano, Éric Roy n'a jamais rien gagné. Pas un trophée.
Le premier de sa carrière, il l'a reçu le 13 mai 2024, à 56 ans, des mains de Didier Deschamps : le trophée UNFP du meilleur entraîneur de Ligue 1, pour avoir emmené le Stade brestois à la troisième place et en Ligue des champions.
Il est mort le 17 juin 2026, à 58 ans.
Trois saisons à Lyon, entre deux Olympiques
Éric Roy arrive à l'OL en 1993, à 26 ans, après cinq saisons à Nice et une à Toulon. Il y reste trois ans et y joue 128 matchs pour 12 buts, son meilleur total de buts en club, à égalité avec ses trois saisons marseillaises.
Le club qu'il rejoint est celui de l'après-remontée : trois ans après le titre de D2, l'OL construit sans encore gagner. Il y côtoie Marcelo, Pascal Olmeta, Florent Laville, Jacek Bąk et le jeune Ludovic Giuly. Il vit la deuxième place de 1995, la meilleure du club depuis des décennies, et la finale perdue de 1996.
En 1996, il part à l'Olympique de Marseille, où il passe trois saisons et dispute la finale de la Coupe UEFA 1999, perdue 3-0 contre Parme à Moscou. Un joueur passé par les deux Olympiques, sans avoir gagné de trophée dans ni l'un ni l'autre.
17 juin 2026
Éric Roy est mort le mercredi 17 juin 2026, à 58 ans, des suites d'un cancer du pancréas. Sa famille a précisé qu'il se battait contre la maladie depuis trois ans.
Trois ans, c'est exactement la durée de son passage au Stade brestois. La qualification pour la Ligue des champions, le record d'invincibilité du club, le trophée UNFP reçu des mains de Didier Deschamps, la deuxième campagne européenne : il a mené tout cela en étant malade, sans que cela se sache.
Denis Le Saint, président du Stade brestois, a déclaré : « On est naturellement dans un grand chagrin. On est vraiment très affectés. On l'aimait vraiment énormément. » Son ami Jérôme Alonzo, ancien gardien, a parlé du « grand frère que je n'ai jamais eu ». Un hommage a été organisé le lendemain au stade Francis-Le Blé, en présence des supporters.
Sources : L'Équipe, Ouest-France et France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur, 17 et 18 juin 2026. Éric Roy avait joué 128 matchs et marqué 12 buts sous le maillot de l'Olympique Lyonnais, entre 1993 et 1996.
6 avril 1996 : sa seule finale sous le maillot lyonnais
Éric Roy était titulaire au milieu de terrain de l'OL lors de la finale de la Coupe de la Ligue 1996, au Parc des Princes devant 39 878 spectateurs. L'OL de Guy Stéphan et le FC Metz de Robert Pirès ne marquent pas en 120 minutes ; Metz l'emporte 5 tirs au but à 4, deux frappes lyonnaises ayant été détournées, celles de Marcelo et de Stéphane Roche.
Il jouait ce soir-là avec Pascal Olmeta, Jacek Bąk, Florent Laville, Ludovic Giuly et Florian Maurice. C'est la seule finale de sa carrière avec l'OL, et il quittera le club quelques mois plus tard pour l'Olympique de Marseille.
Vingt ans de football sans être sur un banc
Entre la fin de sa carrière de joueur, en 2004, et son arrivée à Brest en 2023, Éric Roy a passé près de vingt ans dans le football sans être entraîneur principal, ou presque. C'est un parcours de dirigeant et de commentateur plus que de technicien.
| Période | Fonction | Club ou média |
|---|---|---|
| 2005-2012 | Directeur sportif, puis entraîneur en 2010-2011 (23 v, 24 n, 23 d) | OGC Nice, son club de toujours |
| 2012 | Consultant | beIN Sports |
| 2017-2019 | Manager sportif | RC Lens |
| 2019-2020 | Directeur sportif | Watford FC, en Angleterre |
| 2019-2023 | Consultant | France Télévisions |
| 2023-2026 | Entraîneur (60 v, 32 n, 51 d) | Stade brestois 29 |
Il avait 55 ans quand il a pris le banc de Brest, en janvier 2023, et le club était alors dernier de Ligue 1. Dix-huit mois plus tard, il le qualifiait pour la Ligue des champions.
Carrière complète
| Club | Période | MJ | Buts |
|---|---|---|---|
| OGC Nice | ~1988–1993 | ~130 | ~7 |
| Olympique Lyonnais | 1993–1996 | 128 | 12 |
| Olympique de Marseille | 1996–1999 | 104 | 12 |
| Sunderland AFC | 1999–2001 | ~50 | ~2 |
| Rayo Vallecano | 2001–2004 | ~58 | 0 |
Carrière d'entraîneur
| Club | Période | Bilan |
|---|---|---|
| OGC Nice | 2010–2011 | 23V / 24N / 23D |
| RC Lens | 2016 | Intérimaire |
| Watford FC | 2017–2018 | Premier League |
| Stade Brestois | 2023– | 3e L1 2023-24, LDC 2024-25 |
Moments marquants
À Moscou, l'OM affronte Parme en finale de la Coupe UEFA. Résultat : 3-0 pour les Italiens. Un parcours remarquable pour un club marseillais qui rebondissait après des années difficiles. Roy fait partie de cette aventure, sa contribution la plus emblématique en compétition européenne.
Après un match nul contre Clermont, le Stade brestois atteint dix matchs de championnat sans défaite, série la plus longue de l'histoire du club, qui plafonnait à neuf depuis 1981. Éric Roy la portera à treize avant qu'une défaite à Lens ne l'interrompe.
Le Stade brestois termine 3e de Ligue 1 avec 61 points, derrière le PSG et Monaco, devant Lille. Le club se qualifie pour la Ligue des champions, une première dans son histoire : son meilleur classement jusque-là était une 8e place, en 1986-1987.
Aux trophées UNFP, Éric Roy est élu meilleur entraîneur de Ligue 1 et reçoit sa récompense des mains de Didier Deschamps. C'est, à 56 ans, la première de toute sa carrière, joueur et entraîneur confondus.
Il n'y a pas de retour de bâton. Brest termine à nouveau sur le podium et dispute la phase de Ligue des champions, où le club réalise un parcours remarqué. Éric Roy est de nouveau nommé parmi les cinq candidats au trophée UNFP du meilleur entraîneur. Le 16 mai 2025, alors que son contrat expirait, il le prolonge de deux ans, jusqu'en juin 2027.
À 1,88 m, Roy était grand pour son poste. Cette stature lui permettait de dominer dans les airs et d'être imposant dans les duels. À l'OL, il a souvent évolué dans l'axe, permettant à des joueurs plus créatifs de s'exprimer librement devant lui.
Janvier 2023 : il prend un club dernier de Ligue 1
Pour mesurer ce qu'il a fait à Brest, il faut se rappeler dans quel état il a trouvé le club. Éric Roy est nommé en janvier 2023, en cours de saison. Le Stade brestois est alors dernier de Ligue 1. Il a 55 ans et n'a plus entraîné une équipe première depuis 2011.
| Saison | Situation à son arrivée ou classement final | Ce qu'il obtient |
|---|---|---|
| 2022-2023 | Dernier de Ligue 1 en janvier | Maintien |
| 2023-2024 | 3e avec 61 points | Ligue des champions, première de l'histoire du club, et trophée UNFP |
| 2024-2025 | Podium | Deuxième qualification européenne, prolongation jusqu'en 2027 |
| 2025-2026 | — | Sa dernière saison. Il meurt le 17 juin 2026 |
Bilan complet à Brest : 60 victoires, 32 nuls, 51 défaites. Le meilleur classement du club avant lui était une 8e place, en 1986-1987.
3 choses à savoir sur Éric Roy
Questions fréquentes sur Éric Roy
Combien de matchs Éric Roy a-t-il joués à l'OL ?
Cent vingt-huit matchs pour 12 buts entre 1993 et 1996, en trois saisons. Un rendement remarquable pour un milieu défensif.
Qu'est devenu Éric Roy après sa carrière de joueur ?
Il est devenu entraîneur. Depuis 2023, il dirige le Stade Brestois, qu'il a qualifié pour la Ligue des champions 2024-2025 et avec lequel il a été élu meilleur entraîneur de Ligue 1 en 2024.
Dans quels autres clubs Éric Roy a-t-il joué ?
Formé à l'OGC Nice, il a porté les couleurs de l'Olympique de Marseille de 1996 à 1999, avec une finale de Coupe UEFA perdue en 1999 contre Parme (3-0), puis Sunderland et le Rayo Vallecano.
Quel type de joueur était Éric Roy à l'OL ?
Un milieu défensif de grande taille (1,88 m), solide dans les duels et fort dans le jeu aérien. Il évoluait souvent dans l'axe pour laisser les joueurs plus créatifs s'exprimer devant lui.
Pour quel exploit Éric Roy est-il connu comme entraîneur ?
Pour avoir hissé le Stade Brestois à la troisième place de Ligue 1 en 2023-2024 et l'avoir qualifié pour la première Ligue des champions de son histoire.
De quoi est mort Éric Roy ?
D'un cancer du pancréas, le 17 juin 2026, à 58 ans. Sa famille a précisé qu'il luttait contre la maladie depuis trois ans, c'est-à-dire pendant toute la durée de son passage au Stade brestois, qu'il a qualifié deux fois pour la Ligue des champions.
Quel trophée Éric Roy a-t-il gagné dans sa carrière ?
Un seul, et pas comme joueur : le trophée UNFP du meilleur entraîneur de Ligue 1, reçu le 13 mai 2024 des mains de Didier Deschamps, pour la saison qui a envoyé le Stade brestois en Ligue des champions. En 473 matchs de joueur professionnel, à Nice, Toulon, Lyon, Marseille, Sunderland, Troyes et au Rayo Vallecano, il n'avait rien remporté.