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En équipe de France
De Buenos Aires à Gerland, dix ans sans bouger
Ángel Rambert naît le 12 juin 1936 à Buenos Aires. Son grand-père était un Français expatrié, ce qui lui donnera plus tard le droit de jouer pour les Bleus. Il commence au CA Lanús, dans la banlieue sud de la capitale argentine, où il joue 36 matchs pour 11 buts entre 1958 et 1960.
L'Olympique lyonnais le recrute à vingt-quatre ans, en 1960. Le club recrutait alors très peu hors de France, et Rambert y passe dix saisons pleines, sans jamais être prêté ni transféré. Il en repart à trente-quatre ans, pour une dernière année à l'Olympique avignonnais en Division 2, puis arrête à trente-cinq.
Il meurt le 25 octobre 1983, à quarante-sept ans. Son fils Sebastián, alors âgé de quatorze ans, deviendra attaquant professionnel et international argentin.
Six joueurs seulement dépassent 300 matchs et 50 buts au club
Le double critère du volume et de l'efficacité ne réunit que six noms dans toute l'histoire de l'Olympique lyonnais, et Rambert est le seul d'avant 1969 avec Fleury Di Nallo.
| Joueur | Période | Matchs | Buts | Ratio |
|---|---|---|---|---|
| Serge Chiesa | 1969-1983 | 542 | 134 | 0,247 |
| Fleury Di Nallo | 1960-1974 | 494 | 222 | 0,449 |
| Sidney Govou | 1999-2010 | 412 | 77 | 0,187 |
| Alexandre Lacazette | 2010-2017, 2022-2025 | 391 | 201 | 0,514 |
| Ángel Rambert | 1960-1970 | 385 | 68 | 0,177 |
| Juninho | 2001-2009 | 344 | 100 | 0,291 |
Sélection établie sur la base de 609 joueurs de ce site, tous matchs officiels confondus, en retenant les joueurs à 300 matchs et 50 buts au minimum. Rambert est dixième du classement général des matchs et dix-septième de celui des buteurs. Sa fiche Wikipédia donne 380 matchs et 67 buts là où la base de ce site retient 385 et 68, un écart de cinq matchs et d'un but que rien ne permet de trancher. Les deux versions de sa fiche, française et anglaise, s'accordent en revanche sur le détail du championnat, 316 matchs et 56 buts en Division 1, soit 82 % de ses buts lyonnais.
Ses dix saisons, classement par classement
Il arrive dans un club qui vient de finir seizième et repart d'un club quinzième. Entre les deux, les deux Coupes de France, la demi-finale européenne et la seule vraie période faste de l'OL avant les années 2000.
| Saison | Classement en D1 | Fait marquant du club |
|---|---|---|
| 1960-1961 | 15e | Sa première saison, arrivée de Fleury Di Nallo en équipe première |
| 1961-1962 | 16e | Deuxième saison de suite dans le bas du tableau |
| 1962-1963 | 5e | Finale de Coupe de France perdue contre Monaco, après un match rejoué |
| 1963-1964 | 4e | Première Coupe de France du club et demi-finale de Coupe des Coupes |
| 1964-1965 | 6e | Élimination au premier tour de la Coupe des Coupes par le FC Porto |
| 1965-1966 | 16e | Saison de crise |
| 1966-1967 | 15e | Deuxième Coupe de France, devant le général de Gaulle |
| 1967-1968 | 12e | Tottenham éliminé, quart de finale de la Coupe des Coupes |
| 1968-1969 | 9e | André Guy meilleur buteur de France avec 25 buts |
| 1969-1970 | 15e | Sa dernière saison, 78 buts encaissés par le club |
Classements repris des pages de saison de ce site. Aucune source publique ne détaille ses statistiques année par année, et ce tableau ne cherche donc pas à répartir ses 385 matchs et ses 68 buts saison par saison. Sur ses dix saisons, six se terminent à la douzième place ou en dessous, ce qui rend d'autant plus visibles les deux Coupes de France et la demi-finale européenne.
Les quatre finales de Coupe de France des années 1960
L'Olympique lyonnais dispute quatre matchs de finale de Coupe de France entre 1963 et 1967, et Rambert figure sur les quatre feuilles de match. Le club en sort avec deux trophées, les deux premiers de son histoire.
| Date | Match | Score | Stade | Affluence |
|---|---|---|---|---|
| 12 mai 1963 | AS Monaco – OL | 0-0 après prolongation | Yves-du-Manoir, Colombes | 32 923 |
| 23 mai 1963 | AS Monaco – OL, match rejoué | Défaite 2-0 | Parc des Princes, Paris | 24 910 |
| 10 mai 1964 | OL – Girondins de Bordeaux | Victoire 2-0 | Yves-du-Manoir, Colombes | 32 777 |
| 21 mai 1967 | OL – FC Sochaux | Victoire 3-1 | Parc des Princes, Paris | 32 523 |
La finale de 1964 se règle en vingt-six minutes, sur un doublé de Nestor Combin à la 11e et à la 26e. Rambert figure ce jour-là dans la ligne d'attaque, aux côtés de Combin, de Fleury Di Nallo, de Guy Hatchi et de Jean Dumas, sous la conduite du capitaine Aimé Mignot. C'est la première Coupe de France de l'histoire du club.
Dates, scores, affluences et compositions repris des pages Wikipédia des trois éditions concernées de la Coupe de France. Trois joueurs figurent sur les quatre feuilles de match, Rambert, Marcel Le Borgne et Lucien Degeorges. Fleury Di Nallo en compte trois sur quatre, absent de la finale rejouée du 23 mai 1963. Marcel Aubour a gardé les buts des trois premières, Michel Zewulko celle de 1967.
Le 21 mai 1967, son but devant le général de Gaulle
Pour le cinquantenaire de la Coupe de France, le président de la République assiste à la finale au Parc des Princes. Devant 32 523 spectateurs et sous l'arbitrage de Robert Lacoste, Ángel Rambert ouvre le score à la 22e minute contre le FC Sochaux. Louis Leclerc égalise à la 33e, et la mi-temps est atteinte à 1-1.
André Perrin redonne l'avantage à l'OL à la 81e minute, Fleury Di Nallo ferme le match à la 89e. Score final 3-1, deuxième Coupe de France du club, et le seul but de Rambert en finale.
L'anecdote qui a survécu à cette finale n'est pas la sienne. Sur un dégagement du milieu lyonnais Hector Maison, le ballon atterrit dans les mains de Charles de Gaulle en tribune, qui le renvoie tranquillement aux joueurs de Sochaux.
Buts, minutes, affluence, arbitre et anecdote repris de la page Wikipédia de la Coupe de France 1966-1967. L'équipe lyonnaise alignée ce jour-là était composée de Michel Zewulko, Erwin Kuffer, Marcel Le Borgne, Jacques Glyczinski, Lucien Degeorges, Hector Maison, René Rocco, Robert Nouzaret, André Perrin, Fleury Di Nallo comme capitaine et Ángel Rambert, sous les ordres de Louis Hon.
Cinq sélections, un but qui envoie la France vers la Coupe du monde
Ángel Rambert compte cinq sélections en équipe de France, étalées sur deux ans et demi. La première tombe le 11 avril 1962 au Parc des Princes, une défaite 3-1 en amical contre la Pologne devant 19 698 spectateurs, dans une équipe où Raymond Kopa dispute ses dernières rencontres internationales.
Son unique but arrive le 11 novembre 1964, toujours au Parc des Princes, devant 33 517 spectateurs. La France reçoit la Norvège en qualification pour la Coupe du monde 1966. Rambert marque à la 17e minute et ce but reste le seul de la rencontre, gagnée 1-0.
Sa dernière apparition en bleu a lieu trois semaines plus tard, le 2 décembre 1964, lors d'une défaite 3-0 en Belgique. Il a alors vingt-huit ans, et ne sera plus rappelé.
| Date | Adversaire | Compétition | Résultat | Note |
|---|---|---|---|---|
| 11 avril 1962 | Pologne | Amical | Défaite 3-1 | Première sélection |
| 11 novembre 1964 | Norvège | Qualification Coupe du monde 1966 | Victoire 1-0 | Son but à la 17e minute |
| 2 décembre 1964 | Belgique | Amical | Défaite 3-0 | Dernière sélection |
Feuilles de match reprises des pages Wikipédia consacrées à l'équipe de France en 1962 et en 1964. Ces trois rencontres sont celles que les sources datent précisément parmi ses cinq sélections, la première, celle de son but et la dernière. Sa qualification pour l'équipe de France tenait à son grand-père, un Français expatrié en Argentine, selon la version anglaise de sa fiche Wikipédia.
L'Europe pendant sa décennie lyonnaise
Cinq campagnes continentales tombent entre 1960 et 1970, pour un total de vingt-quatre matchs joués par le club. Aucune source ne publie le détail de sa participation match par match, et ce tableau décrit donc le parcours du club, pas le sien.
| Saison | Compétition | Parcours du club | Éliminé par | Matchs |
|---|---|---|---|---|
| 1961-1962 | Coupe des villes de foires | Premier tour | Sheffield Wednesday, 7-6 en cumulé | 2 |
| 1963-1964 | Coupe des Coupes | Demi-finale | Sporting Portugal, futur vainqueur | 9 |
| 1964-1965 | Coupe des Coupes | Premier tour | FC Porto, 4-0 en cumulé | 2 |
| 1967-1968 | Coupe des Coupes | Quart de finale | Hambourg SV, après match d'appui | 7 |
| 1968-1969 | Coupe des villes de foires | Deuxième tour | Vitória Setúbal, 7-1 en cumulé | 4 |
Parcours repris des pages Wikipédia des compétitions concernées. Les deux qualifications en Coupe des Coupes de 1964-1965 et 1967-1968 découlent directement des deux Coupes de France que Rambert a gagnées. Celle de 1963-1964 découlait de la finale perdue en 1963, l'AS Monaco ayant réalisé cette année-là le doublé championnat et coupe.
Sa carrière complète, club par club
| Période | Club | Division | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|---|
| 1958-1960 | CA Lanús | Argentine | 36 | 11 |
| 1960-1970 | Olympique lyonnais | Division 1 | 385 | 68 |
| 1970-1971 | Olympique avignonnais | Division 2 | 31 | 7 |
| Total | 452 | 86 |
Lignes de Lanús et d'Avignon reprises de l'infobox de sa fiche Wikipédia, ligne lyonnaise reprise de la base de ce site. La même fiche donne 30 matchs et 7 buts pour Avignon dans sa section carrière, contre 31 et 7 dans son infobox. Sur les 452 matchs de sa carrière, 385 ont été joués à Lyon, soit 85 %.
Trois choses à savoir sur Ángel Rambert
- Il a figuré sur les quatre feuilles de match des finales de Coupe de France jouées par l'OL dans les années 1960, en 1963 deux fois, en 1964 et en 1967.
- Son seul but en finale a été marqué devant Charles de Gaulle, le 21 mai 1967, à la 22e minute d'une victoire 3-1 sur Sochaux.
- Né à Buenos Aires, il a joué pour la France grâce à un grand-père français, et son fils Sebastián a joué pour l'Argentine.
Les faits de cette fiche proviennent de la page Wikipédia du joueur dans ses versions française et anglaise, des pages Wikipédia des compétitions citées, des pages consacrées à l'équipe de France en 1962 et 1964, et des pages de saison de ce site. Les appréciations sont assumées comme telles.
Les saisons de l'OL qu'il a jouées :
Questions fréquentes sur Ángel Rambert
Combien de matchs et de buts Ángel Rambert a-t-il disputés à l'OL ?
385 matchs et 68 buts entre 1960 et 1970, soit dix saisons consécutives. Cela le place au dixième rang des joueurs les plus capés du club et au dix-septième des buteurs. Sa fiche Wikipédia donne pour sa part 380 matchs et 67 buts, et détaille 316 matchs pour 56 buts en Division 1.
Quels titres Ángel Rambert a-t-il gagnés avec l'OL ?
Deux Coupes de France, celle de 1964 contre les Girondins de Bordeaux et celle de 1967 contre le FC Sochaux. Il a aussi perdu la finale de 1963 contre l'AS Monaco, disputée en deux matchs. Il fait partie des trois joueurs présents sur les quatre feuilles de match de ces finales, avec Marcel Le Borgne et Lucien Degeorges.
Ángel Rambert a-t-il marqué en finale de Coupe de France ?
Oui, une fois. Le 21 mai 1967 au Parc des Princes, il ouvre le score à la 22e minute contre le FC Sochaux, dans une finale gagnée 3-1 devant 32 523 spectateurs et devant le président Charles de Gaulle, venu pour le cinquantenaire de l'épreuve. André Perrin et Fleury Di Nallo ajoutent les deux autres buts en fin de match.
Ángel Rambert a-t-il joué en équipe de France ?
Cinq fois, entre le 11 avril 1962 et le 2 décembre 1964, pour un but. Ce but est celui de la victoire 1-0 contre la Norvège le 11 novembre 1964 au Parc des Princes, en qualification pour la Coupe du monde 1966, inscrit à la 17e minute. Français par son grand-père expatrié, il était éligible aux Bleus tout en étant né à Buenos Aires.
D'où venait Ángel Rambert ?
Il est né le 12 juin 1936 à Buenos Aires et a commencé au CA Lanús, où il a joué 36 matchs pour 11 buts entre 1958 et 1960. Il arrive à Lyon à vingt-quatre ans et y reste dix ans, avant une dernière saison à l'Olympique avignonnais en Division 2.
Qui est le fils d'Ángel Rambert ?
Sebastián Rambert, attaquant lui aussi, international argentin. Son père est mort le 25 octobre 1983, à quarante-sept ans, alors que Sebastián en avait quatorze.