Gardien de but, 1964–1975 et 1978–1982

Yves Chauveau

Quatre cent quatre-vingt-dix matchs, quatorze saisons et deux passages séparés par trois années à Monaco. Ancien demi d'ouverture de rugby devenu gardien à Bourg-en-Bresse, il a gardé les buts de l'OL pendant presque toutes les années 1970, gagné la Coupe de France et le Challenge des champions 1973, éliminé Tottenham en Coupe des Coupes et joué une seule fois pour la France.

SurnomTonton
Naissance14 avril 1945, Bourg-en-Bresse
Nationalité🇫🇷 Français
PosteGardien de but
Taille1,78 m
1er passage1964 – 1975, dix saisons
2e passage1978 – 1982, quatre saisons
Matchs à l'OL490, 4e de l'histoire
Sélections1 avec la France
Carrière pro1964 – 1984

Palmarès

Avec l'OL

Coupe de France (1973)
Challenge des champions (1973)
Finaliste de la Coupe de France (1971)
Finaliste du Challenge des champions (1967)

Avec l'AS Monaco

Champion de France (1978)
Vice-champion de Division 2 (1977)

Sélection

MatchFrance 1-0 Roumanie
Date30 avril 1969
Temps de jeu90 minutes
490 Matchs, 4e de l'histoire
14 Saisons en deux passages
420 Matchs de Division 1
8 Saisons de championnat sans une absence

Un ancien rugbyman dans les buts de Gerland

Yves Chauveau naît le 14 avril 1945 à Bourg-en-Bresse. Il joue d'abord au rugby, en demi d'ouverture puis au centre, avant de basculer vers le football au FC Bourg-Péronnas, où il prend le poste de gardien. L'Olympique lyonnais le recrute en 1963. Il y arrive comme remplaçant de Marcel Aubour, titulaire du poste depuis 1960 et fort de 184 matchs sous le maillot lyonnais, et joue ses deux premiers matchs en équipe première la saison suivante, en Coupe Charles Drago, la dernière édition d'une compétition disputée de 1953 à 1965.

Le club le prête au FC Grenoble en 1965-1966, en Division 2, où Albert Batteux en fait son gardien numéro un pendant trente-six journées. Ce prêt d'une saison est la seule interruption de son premier passage lyonnais. Il revient en 1966, prend le poste à Michel Zewulko au fil de deux saisons de concurrence, et ne le lâche plus pendant huit ans.

À un mètre soixante-dix-huit, il est petit pour un gardien, même à cette époque. Il tient le poste jusqu'en 1975, part à Monaco, revient en 1978 et arrête en 1982, à trente-sept ans.

Quatre cent quatre-vingt-dix matchs, quatrième de l'histoire du club

Les quatre premiers du classement des joueurs les plus capés de l'Olympique lyonnais tiennent en cinquante-deux matchs d'écart, et trois d'entre eux ont joué dans la même équipe au début des années 1970.

RangJoueurPostePériodeMatchs
1Serge ChiesaMilieu1969-1983542
2Grégory CoupetGardien1997-2008519
3Fleury Di NalloAttaquant1960-1974494
4Yves ChauveauGardien1964-1975, 1978-1982490
5Anthony LopesGardien2012-2025489
6Aimé MignotDéfenseur1955-1967424

Classement établi sur la base de 609 joueurs de ce site, tous matchs officiels confondus. Chauveau est le deuxième gardien de l'histoire du club derrière Grégory Coupet, avec un match d'avance sur Anthony Lopes. Il a partagé le vestiaire de Serge Chiesa pendant dix saisons et celui de Fleury Di Nallo pendant neuf. Le quatrième gardien du classement, Hugo Lloris, s'arrête à 202 matchs, ce qui laisse trois portiers seulement au-dessus de 400 dans l'histoire du club.

La répartition de ses 490 matchs par compétition

Le championnat pèse pour plus de quatre cinquièmes du total. Le reste se partage entre la Coupe de France, quatre campagnes européennes et deux éditions du Challenge des champions, à quoi s'ajoutent les deux matchs de Coupe Charles Drago de ses débuts, une compétition disparue en 1965.

CompétitionMatchsPartPériode concernée
Division 142085,7 %1966-1975, 1978-1982
Coupe de France489,8 %1967-1975, 1978-1982
Coupes d'Europe183,7 %1967-1969, 1973-1975
Challenge des champions20,4 %1967 et 1973
Coupe Charles Drago20,4 %1965
Total OL490100 %1964-1975, 1978-1982
490 matchs OL
Division 1, 420 matchs
Coupes et Europe, 70 matchs

Totaux obtenus en additionnant colonne par colonne le tableau de statistiques de sa fiche Wikipédia, ligne par ligne et saison par saison. Les 420 matchs de Division 1 sous le maillot lyonnais s'ajoutent aux 41 disputés avec l'AS Monaco pour former les 461 matchs de première division de sa carrière, un total qui le plaçait au 41e rang de l'histoire du championnat de France au moment de la rédaction de cette fiche.

Ses quatorze saisons lyonnaises, année par année

Le classement du club oscille du troisième au dix-huitième rang pendant sa carrière, et ses deux trophées tombent lors d'une saison de championnat classée treizième. Sa saison la plus chargée est 1973-1974, avec cinquante matchs officiels.

SaisonD1Coupes nat.EuropeAutresTotalClassement de l'OL
1964-1965020026e
1966-1967190001915e
1967-1968323714312e
1968-196934540439e
1969-1970304003415e
1970-197138900477e
1971-197238100395e
1972-1973389004713e, Coupe de France
1973-197438741503e, Challenge des champions
1974-197538130423e
1978-197937300407e
1979-1980383004118e, maintien en barrage
1980-198138100396e
1981-19822200416e
Total42050182490 

Matchs repris ligne par ligne du tableau de statistiques de sa fiche Wikipédia, classements repris des pages de saison de ce site. La colonne des coupes nationales rassemble la Coupe de France et, pour la seule saison 1964-1965, les deux matchs de Coupe Charles Drago. La colonne « autres » correspond aux deux éditions du Challenge des champions, celle de 1967 perdue et celle de 1973 gagnée. La saison 1965-1966 est absente du tableau parce qu'il l'a passée en prêt au FC Grenoble.

Matchs officiels d'Yves Chauveau par saison avec l'OL
SaisonMatchs
1964-19652
1966-196719
1967-196843
1968-196943
1969-197034
1970-197147
1971-197239
1972-197347
1973-197450
1974-197542
1978-197940
1979-198041
1980-198139
1981-19824

Huit saisons de championnat sans une seule absence

Sur ses quatorze saisons lyonnaises, huit se sont jouées intégralement, du premier au dernier match de Division 1. Cela représente trois cents rencontres de championnat consécutives à l'échelle de la saison, pendant lesquelles l'équipe a encaissé 437 buts, soit une moyenne de 1,46 par match. Sur ces huit exercices, le total des buts encaissés varie du simple au tiers en plus entre la meilleure et la pire saison.

SaisonJournées jouéesButs encaissésPar matchClassement
1968-196934 / 34511,509e
1970-197138 / 38511,347e
1971-197238 / 38451,185e
1972-197338 / 38671,7613e
1973-197438 / 38511,343e
1974-197538 / 38531,393e
1979-198038 / 38651,7118e
1980-198138 / 38541,426e
Ensemble3004371,46 

Buts encaissés repris des classements publiés sur les pages de saison de ce site. Ils correspondent au total de l'équipe, qui se confond avec le sien pour ces huit saisons puisqu'il a joué toutes les journées. La saison 1972-1973, la plus perméable des huit avec 67 buts, est aussi celle de la Coupe de France. La saison 1969-1970, où l'OL encaisse 78 buts en 34 journées, ne figure pas dans ce tableau parce qu'il n'y a joué que trente matchs.

Buts encaissés par match de Division 1, saisons intégralement disputées
SaisonButs encaissés par match
1968-19691,50
1970-19711,34
1971-19721,18
1972-19731,76
1973-19741,34
1974-19751,39
1979-19801,71
1980-19811,42

Ses dix-huit matchs européens, campagne par campagne

L'Olympique lyonnais retrouve l'Europe en 1967-1968 grâce à sa Coupe de France de mai 1967. C'est la cinquième campagne continentale du club, après deux tours de Coupe des villes de foires en 1958-1959 et 1961-1962 et deux campagnes de Coupe des Coupes en 1963-1964, marquée par une demi-finale, et 1964-1965. Chauveau garde les buts sur les sept matchs de cette deuxième campagne, puis sur onze autres répartis en trois participations. Toutes se sont jouées en Coupe des Coupes ou en Coupe UEFA, le club n'ayant jamais été champion de France de son vivant de joueur.

SaisonCompétitionTourAdversaireRésultat
1967-1968Coupe des CoupesSeizièmesAris Bonnevoie (Luxembourg)Qualifié, 5-1 en cumulé
HuitièmesTottenham Hotspur (Angleterre)Qualifié, 4-4, buts à l'extérieur
QuartsHambourg SV (RFA)Éliminé après match d'appui
1968-1969Coupe des villes de foiresPremier tourAcadémica de Coimbra (Portugal)Qualifié au tirage au sort
Deuxième tourVitória Setúbal (Portugal)Éliminé, 1-7 en cumulé
1973-1974Coupe des CoupesPremier tourReipas Lahti (Finlande)Qualifié, 2-0 en cumulé
Deuxième tourPAOK Salonique (Grèce)Éliminé, 3-7 en cumulé
1974-1975Coupe UEFAPremier tourRed Boys Differdange (Luxembourg)Qualifié, 11-1 en cumulé
Deuxième tourBorussia Mönchengladbach (RFA)Éliminé, 2-6 en cumulé

Tours et scores repris des pages Wikipédia des quatre compétitions concernées. Chauveau a disputé les sept matchs de 1967-1968, les quatre de 1968-1969, les quatre de 1973-1974 et trois des quatre de 1974-1975, soit dix-huit sur dix-neuf. Le tour de 1968 contre l'Académica s'est joué à 1-1 en cumulé, et le règlement de l'époque a désigné le qualifié par tirage au sort.

Tottenham éliminé en 1968, puis trois matchs contre Hambourg

Le huitième de finale de la Coupe des Coupes 1967-1968 oppose l'OL, douzième de Division 1 cette saison-là, à Tottenham Hotspur. Lyon gagne 1-0 à l'aller à Gerland, puis perd 4-3 à Londres après prolongation. Le cumul est de 4-4, et l'OL passe grâce à ses trois buts marqués en Angleterre contre zéro pour les Anglais à Lyon.

Le quart de finale contre le Hambourg SV se joue en trois rencontres, faute de séance de tirs au but à l'époque. Défaite 2-0 en Allemagne, victoire 2-0 à Lyon, puis défaite 2-0 dans le match d'appui. Chauveau encaisse neuf buts sur les sept matchs de cette campagne, un pour l'Aris Bonnevoie, quatre pour Tottenham et quatre pour Hambourg.

Ce quart de finale reste le meilleur résultat européen de l'Olympique lyonnais sur toute la période où Chauveau a gardé ses buts, sans égaler la demi-finale de 1964, que le club avait atteinte alors que Chauveau venait d'arriver au club et n'avait pas encore joué en équipe première. Les trois campagnes suivantes qu'il a disputées se sont toutes arrêtées au deuxième tour.

Deux finales de Coupe de France, 1971 et 1973

Chauveau garde les buts lyonnais lors des deux finales de Coupe de France de sa carrière, à deux ans d'intervalle, sous les ordres d'Aimé Mignot, devenu entraîneur après ses 424 matchs comme joueur du club.

DateAdversaireScoreStadeAffluence
20 juin 1971Stade rennaisDéfaite 1-0Yves-du-Manoir, Colombes32 894
17 juin 1973FC NantesVictoire 2-1Parc des Princes, Paris45 734

La finale de 1971 se perd sur un penalty transformé à la 63e minute par André Guy, ancien attaquant de l'OL passé à Rennes l'année précédente après 76 buts en 129 matchs sous le maillot lyonnais. Dans les buts rennais ce jour-là se tient Marcel Aubour, celui-là même dont Chauveau avait été le remplaçant à ses débuts lyonnais. C'est la dernière finale de Coupe de France jouée à Colombes.

Deux ans plus tard au Parc des Princes, l'OL bat le FC Nantes, champion de France en titre, sur des buts de Dobrivoje Trivić sur penalty à la 29e minute et de Bernard Lacombe à la 63e. Didier Couécou réduit l'écart à la 85e. C'est la troisième Coupe de France de l'histoire du club, après celles de 1964 et 1967, et la seule des cinq que Chauveau ait gagnée. L'équipe alignée ce jour-là compte Raymond Domenech, Ljubomir Mihajlović, Bernard Lhomme, Serge Chiesa et Fleury Di Nallo, capitaine.

Dates, scores, affluences et compositions repris des pages Wikipédia des deux éditions de la Coupe de France. Chauveau avait déjà connu une finale de Coupe de France en 1967, celle jouée devant le général de Gaulle, mais Michel Zewulko lui avait été préféré pour la disputer.

Le 21 août 1973 à Brest, le Challenge des champions

Deux mois après la finale de la Coupe de France, l'OL retrouve le FC Nantes pour le Challenge des champions, l'ancêtre du Trophée des champions, qui oppose le champion de France au vainqueur de la Coupe. La rencontre se joue le 21 août 1973 au stade de l'Armoricaine à Brest, devant dix mille spectateurs. Lyon gagne 1-0 sur un but de Bernard Lacombe à la onzième minute, et Chauveau garde sa cage inviolée.

La composition lyonnaise de ce match aligne Chauveau, André Domenech, Robert Valette, Jean Baeza remplacé par Maillard à la soixantième minute, Bernard Lhomme, Robert Cacchioni, Daniel Ravier, Aznar, Bernard Lacombe, Fleury Di Nallo et Mariot, sous la direction d'Aimé Mignot.

Cette édition est la dix-septième et l'avant-dernière avant une longue interruption, l'épreuve n'étant plus disputée entre 1973 et 1985. Chauveau avait joué la précédente édition qui le concernait, celle de 1967, en entrant à la mi-temps d'une défaite 3-0 contre l'AS Saint-Étienne.

France 1-0 Roumanie, 30 avril 1969

Yves Chauveau compte une sélection en équipe de France. Elle tombe le mercredi 30 avril 1969, en amical, au Parc des Princes, devant 18 218 spectateurs, sous l'arbitrage de l'Italien Bruno De Marchi. La France gagne 1-0 sur un but d'Henri Michel à la 80e minute et Chauveau joue les quatre-vingt-dix minutes.

C'est sa première et sa dernière apparition sous le maillot bleu. Il figure huit autres fois dans le groupe comme gardien remplaçant, généralement derrière Georges Carnus ou Marcel Aubour, notamment lors des quarts de finale du Championnat d'Europe 1968 contre la Yougoslavie et lors de la défaite 5-0 en Angleterre. Sur les cinq matchs de la France en 1969, Carnus en joue quatre, Chauveau un.

Le hasard des calendriers veut qu'Henri Michel, buteur de cette soirée, soit aussi le capitaine du FC Nantes que Chauveau bat en finale de la Coupe de France quatre ans plus tard.

Feuille de match et liste des joueurs sélectionnés reprises de la page Wikipédia consacrée à l'équipe de France en 1969, qui indique explicitement pour Chauveau une première et dernière sélection de 90 minutes lors du deuxième des cinq matchs de l'année. La section biographique de sa fiche personnelle attribue par erreur cette rencontre à l'équipe espoirs.

Trois ans à Monaco, un titre et quatre matchs de championnat

Chauveau quitte l'Olympique lyonnais en 1975, à trente ans, après deux troisièmes places consécutives en Division 1. Il signe trois ans à l'AS Monaco. La première saison se termine par une relégation en Division 2, la deuxième par une remontée immédiate en tant que vainqueur du groupe A puis une défaite en finale du championnat de Division 2 contre le RC Strasbourg, vainqueur de l'autre groupe.

La troisième saison est celle du titre de champion de France 1978, mais Chauveau se blesse avant le début du championnat. Jean-Luc Ettori, alors gardien numéro deux, prend sa place et ne la rend plus. Chauveau ne joue que quatre matchs de Division 1 cette saison-là et repart avec un titre auquel il n'a presque pas contribué. Il quitte Monaco à l'issue de ces trois années avec 84 matchs officiels, dont 41 en Division 1, 34 en Division 2 et 9 en Coupe de France.

Le retour de 1978, sous statut amateur

Il revient à l'Olympique lyonnais en 1978, à trente-trois ans, avec un statut d'amateur, et reprend la place de titulaire à Gilles De Rocco. Le club qu'il retrouve n'est plus celui des troisièmes places de 1974 et 1975. Les finances sont fragiles et l'équipe navigue entre le milieu de tableau et la zone dangereuse.

La première saison se passe bien, septième sous les ordres d'Aimé Jacquet. La deuxième se termine par une dix-huitième place et un barrage de relégation contre l'Olympique avignonnais, club de Division 2, que l'OL remporte sur un total de 8-4 en deux matchs. La troisième est la meilleure de son second passage, sixième avec la meilleure attaque de Division 1 et ses 70 buts marqués.

La quatrième tourne court. Chauveau perd sa place au profit de Slobodan Topalović, ne joue que quatre matchs, et l'OL boucle la saison à la seizième place. Il met fin là à sa carrière professionnelle, à trente-sept ans, ouvre un cabinet d'assurances et quitte le milieu du football. Le club descendra en Division 2 la saison suivante, en 1983, et n'en remontera qu'en 1989. Il rejoue tout de même treize matchs de Division 2 au FC Villefranche en 1983-1984, sans parvenir à éviter la descente au club du Rhône.

Les faits de cette section proviennent de sa fiche Wikipédia et des pages de saison de ce site. Sa fiche situe l'épisode du FC Villefranche en 1982-1983 dans le corps du texte et en 1983-1984 dans son infobox comme dans son tableau de statistiques, valeur retenue ici parce que deux sources sur trois la donnent. La même fiche écrit que l'OL est descendu en Division 2 à la fin de la saison 1981-1982 ; les pages de saison de ce site situent cette relégation un an plus tard, au terme de la saison 1982-1983 conclue à la dix-neuvième place, ce qui est cohérent avec les six saisons de Division 2 que le club a ensuite disputées jusqu'à sa remontée de 1989.

Sa carrière complète, club par club

PériodeClubDivisionMatchs
1964-1975Olympique lyonnaisDivision 1366
1965-1966FC Grenoble, en prêtDivision 237
1975-1978AS MonacoDivision 1 puis 284
1978-1982Olympique lyonnaisDivision 1124
1983-1984FC VillefrancheDivision 213
Total OL490

Totaux calculés en additionnant colonne par colonne le tableau de statistiques de sa fiche Wikipédia, tous matchs officiels confondus. Les deux passages lyonnais et la ligne du FC Villefranche y tombent juste par rapport à l'infobox de la même fiche. Grenoble et Monaco ne tombent pas juste, l'infobox donnant 38 et 86 là où l'addition des colonnes donne 37 et 84, sans qu'aucune combinaison de compétitions ne restitue les valeurs de l'infobox. L'addition complète du tableau porte sa carrière à 624 matchs de club quand l'infobox en totalise 614. Sur ces 624 matchs, 490 ont été joués sous le maillot lyonnais, soit 78,5 %.

Trois choses à savoir sur Yves Chauveau

  1. Il a joué au rugby avant le football, en demi d'ouverture puis au centre, et n'est passé dans les buts qu'en rejoignant le FC Bourg-Péronnas.
  2. Ses deux trophées avec l'OL sont tombés la même année et contre le même adversaire, le FC Nantes, en juin puis en août 1973.
  3. Il a gardé les buts de l'Olympique lyonnais sur trois décennies, de ses débuts en 1964-1965 à son dernier match en 1982, avec trois années à Monaco au milieu.

Questions fréquentes sur Yves Chauveau

Combien de matchs Yves Chauveau a-t-il disputés avec l'OL ?

490 matchs officiels en deux passages, de 1964 à 1975 puis de 1978 à 1982. Le détail se répartit en 420 matchs de Division 1, 48 de Coupe de France, 2 de Coupe Charles Drago, 18 de coupes d'Europe et 2 de Challenge des champions. Il est le quatrième joueur le plus capé de l'histoire du club et le deuxième gardien, derrière Grégory Coupet et ses 519 matchs.

Quels trophées Yves Chauveau a-t-il gagnés avec l'OL ?

Deux, tous les deux en 1973. La Coupe de France le 17 juin au Parc des Princes contre le FC Nantes, 2-1, puis le Challenge des champions le 21 août à Brest contre le même adversaire, 1-0. Il a aussi perdu la finale de la Coupe de France 1971 contre le Stade rennais et celle du Challenge des champions 1967 contre l'AS Saint-Étienne. Il est champion de France 1978 avec l'AS Monaco, mais avec seulement quatre matchs de championnat cette saison-là.

Yves Chauveau a-t-il joué en équipe de France ?

Une seule fois, le mercredi 30 avril 1969 au Parc des Princes, en amical contre la Roumanie. La France gagne 1-0 sur un but d'Henri Michel à la 80e minute et Chauveau joue les 90 minutes. Il a par ailleurs été appelé huit fois comme gardien remplaçant, le plus souvent en doublure de Georges Carnus ou de Marcel Aubour.

Quel a été le parcours d'Yves Chauveau lors de la campagne européenne de 1967-1968 de l'OL ?

Il a joué les sept matchs de la Coupe des Coupes 1967-1968. L'OL sort l'Aris Bonnevoie 5-1 en cumulé, puis élimine Tottenham Hotspur en huitièmes de finale sur un total de 4-4, grâce aux buts marqués à l'extérieur, après un 1-0 à Gerland et une défaite 4-3 à Londres en prolongation. Le quart de finale contre le Hambourg SV se joue en trois matchs et se termine par une défaite 2-0 en match d'appui.

Combien de saisons complètes Yves Chauveau a-t-il jouées en championnat avec l'OL ?

Huit sur quatorze. En 1968-1969, 1970-1971, 1971-1972, 1972-1973, 1973-1974, 1974-1975, 1979-1980 et 1980-1981, il a disputé toutes les journées de Division 1. Cela représente 300 matchs de championnat sans une seule absence, pour 437 buts encaissés, soit 1,46 par match.

Que devient Yves Chauveau après sa carrière ?

Il ouvre un cabinet d'assurances et quitte le monde du football après la saison 1981-1982, la dernière de sa carrière. Le club, lui, est relégué en Division 2 un an plus tard, en 1983. Il revient une saison au FC Villefranche en Division 2, où il joue treize matchs, avant d'arrêter définitivement. Il était revenu à l'OL en 1978 sous statut amateur, après trois années à Monaco.