Palmarès
- 2002 Ligue 1 (Olympique Lyonnais)
- 2003 Ligue 1 (Olympique Lyonnais)
- 2001 Coupe de la Ligue (Olympique Lyonnais)
- 2002 Trophée des Champions (Olympique Lyonnais)
- 1997 Coupe Intertoto (Olympique Lyonnais)
- 1995 Vice-champion de France (Olympique Lyonnais)
- 2001 Vice-champion de France (Olympique Lyonnais)
Le témoin le plus ancien de la transformation
Quand Florent Laville rejoint le centre de formation de l'OL en 1988, le club sort tout juste de la deuxième division, n'a rien gagné depuis la Coupe de France 1973 et n'a aucune existence européenne. Quand il en part, quinze ans plus tard, il est double champion de France en titre et joue les phases de groupes de la Ligue des champions.
Il a tout traversé de l'intérieur : les années de milieu de tableau, la Coupe Intertoto 1997 qui remet le club sur la carte continentale, la Coupe de la Ligue 2001 qui met fin à vingt-huit ans sans trophée, puis les titres de champion 2002 et 2003. Ses 268 matchs en font l'un des joueurs les plus utilisés de sa génération au club, devant Patrick Müller, Vikash Dhorasoo ou Jérémie Bréchet.
Sa production offensive, elle, tient sur une ligne : 4 buts en dix ans, soit un tous les 67 matchs. C'était un défenseur central de métier, pas un homme de surface adverse.
1988 : l'arrivée au club, à 15 ans
Laville naît à Valence, dans la Drôme, en août 1973. Il intègre le centre de formation de l'OL en 1988 et met cinq ans à en sortir, ce qui, à l'époque, est le parcours normal d'un défenseur qu'on laisse mûrir.
Pour ses débuts en équipe première, à 20 ans, contre l'AS Monaco, on lui confie le marquage de Jürgen Klinsmann, alors l'un des meilleurs attaquants du monde et déjà champion du monde 1990 avec l'Allemagne. Une entrée en matière qui donne une idée de la confiance placée dans le jeune défenseur.
Dix saisons en équipe première
Laville s'installe durablement dans la charnière lyonnaise à partir du milieu des années 1990. Il est là pour la deuxième place de 1995, pour la Coupe Intertoto 1997 remportée avec Philippe Violeau et Jacek Bąk, puis pour toute la montée en puissance.
Sur la fin, il partage la défense centrale avec la génération recrutée en 2000 : Cláudio Caçapa, Patrick Müller, Éric Deflandre et Jérémie Bréchet. La concurrence devient forte, et c'est ce qui explique son départ en février 2003, à 29 ans, direction l'Angleterre.
Il compte 43 matchs européens sous le maillot lyonnais, ce qui couvre les campagnes de Coupe UEFA de la fin des années 1990 et les premières phases de groupes de Ligue des champions du début des années 2000.
Son bilan à l'OL
| Compétition | Matchs | Buts | Trophées obtenus |
|---|---|---|---|
| Championnat | 204 | 2 | Champion 2002 et 2003, vice-champion 1995 et 2001 |
| Coupe d'Europe | 43 | 0 | Coupe Intertoto 1997 |
| Coupes nationales | 21 | 2 | Coupe de la Ligue 2001 |
| Total à l'OL | 268 | 4 | 5 trophées en dix saisons |
Source : Wikipédia. Le total de 268 matchs et 4 buts toutes compétitions provient de la version française, celui de 204 matchs et 2 buts de championnat de la version anglaise. La ligne des coupes nationales est obtenue par différence entre les deux : elle est donc cohérente mais reconstituée, non citée telle quelle par les sources.
Un but tous les 67 matchs
Le graphique compare son rendement offensif à celui des autres défenseurs centraux de l'OL de la période. Laville est celui qui a le plus joué, et l'un de ceux qui ont le moins marqué, sans atteindre toutefois le zéro absolu de Bréchet et Deflandre.
| Défenseur | Matchs à l'OL | Buts |
|---|---|---|
| Florent Laville (1993-2003) | 268 | 4 |
| Patrick Müller (2000-2008) | 220 | 7 |
| Cláudio Caçapa (2000-2007) | 173 | 8 |
| Jérémie Bréchet (1998-2003) | 169 | 0 |
| Éric Deflandre (2000-2004) | 126 | 0 |
Matchs et buts à l'OL des défenseurs centraux de la période. Chiffres issus des fiches de ce site.
Bolton, puis la blessure de septembre 2003
En février 2003, Laville rejoint Bolton Wanderers en prêt, en Premier League. L'adaptation est bonne : 10 matchs sur la fin de saison, une association défensive qui fonctionne avec l'Islandais Guðni Bergsson, et un transfert définitif à l'issue du prêt. Il y récolte aussi un carton rouge contre Arsenal.
Tout s'arrête en septembre 2003. Lors d'un match contre Middlesbrough, il subit une grave blessure à la jambe qui l'éloigne des terrains plus d'un an. Il ne jouera que 5 matchs de plus pour Bolton, et un prêt de six rencontres à Coventry City, en deuxième division anglaise, pendant sa convalescence.
Il rentre en France en 2005, à 32 ans, et termine par deux saisons au SC Bastia en Ligue 2 : 42 matchs, 1 but. Il raccroche à l'issue de la saison 2006-2007.
Sélections : les Espoirs et les Jeux olympiques
Laville n'a jamais porté le maillot de l'équipe de France A. Son parcours international se limite à 3 sélections en Espoirs en 1994 et à un match avec la sélection olympique lors des Jeux d'Atlanta en 1996, où la France est éliminée en quarts de finale.
C'est un point commun avec Steed Malbranque, autre joueur de cette liste passé par l'OL sans jamais obtenir de cape chez les A, malgré une longue carrière au plus haut niveau.
Carrière complète en club
| Club | Pays | Période | Division | Matchs | Buts |
|---|---|---|---|---|---|
| Olympique Lyonnais | 🇫🇷 | 1993–2003 | D1 / L1 | 268 | 4 |
| ↳ Bolton Wanderers (prêt) | 🏴 | 2003 | Premier League | 10 | 0 |
| Bolton Wanderers | 🏴 | 2003–2005 | Premier League | 5 | 0 |
| ↳ Coventry City (prêt) | 🏴 | 2004–2005 | Championship | 6 | 0 |
| SC Bastia | 🇫🇷 | 2005–2007 | Ligue 2 | 42 | 1 |
| Total carrière | 331 | 5 | |||
Source : Wikipédia. La blessure de septembre 2003 explique l'essentiel de ce tableau : sur les quatre années qui suivent son départ de Lyon, il ne dispute que 63 matchs au total, contre 268 sur ses dix saisons lyonnaises.
Après le football : le retour en Drôme
Laville retourne dans son département d'origine. En 2013, il est signalé comme animateur et joueur à l'AS Véore-Montoison, un club de la Drôme dont l'équipe féminine évoluait alors en deuxième division nationale.
Comme Philippe Violeau ou Pierre Laigle, il fait partie de ces joueurs de la génération du premier titre qui n'ont pas cherché à rester dans le football professionnel après leur carrière.
Sa place dans l'histoire du club
Sur les 136 joueurs chiffrés recensés sur ce site, Florent Laville occupe le 20e rang en nombre de matchs sous le maillot lyonnais. C'est considérable pour un joueur dont le nom ne revient jamais dans les récits de la période, et cela s'explique par la durée : dix saisons d'affilée en équipe première, ce que très peu ont tenu.
Le tableau ci-dessous le situe parmi les joueurs les plus utilisés de l'histoire du club. Il est le premier défenseur central de sa génération dans ce classement, devant tous ceux avec qui il a partagé la charnière.
| Rang | Joueur | Poste | Période | Matchs |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Serge Chiesa | Milieu | 1969–1983 | 541 |
| 2 | Grégory Coupet | Gardien | 1997–2008 | 519 |
| 3 | Fleury Di Nallo | Attaquant | 1960–1974 | 494 |
| 8 | Sidney Govou | Attaquant | 1999–2010 | 412 |
| 19 | Philippe Violeau | Milieu | 1997–2003 | 269 |
| 20 | Florent Laville | Défenseur | 1993–2003 | 268 |
| 22 | Bernard Lacombe | Attaquant | 1969–1978 | 258 |
| 30 | Patrick Müller | Défenseur | 2000–2008 | 220 |
Classement établi sur les 136 joueurs dont le bilan lyonnais est chiffré parmi les fiches de ce site. Il ne s'agit donc pas du classement absolu de l'histoire du club, qui compte davantage de joueurs, mais d'un ordre de grandeur fiable pour situer un parcours.
Dix saisons, une régularité rare
Le graphique compare la durée de présence en équipe première des principaux défenseurs de l'OL de cette période. Laville tient dix ans là où les autres tiennent quatre à huit, ce qui explique l'essentiel de son avance au compteur de matchs.
| Défenseur | Saisons en équipe première | Matchs par saison |
|---|---|---|
| Florent Laville | 10 | 27 |
| Patrick Müller | 6 | 37 |
| Cláudio Caçapa | 7 | 25 |
| Jérémie Bréchet | 5 | 34 |
| Éric Deflandre | 4 | 32 |
Nombre de saisons disputées en équipe première à l'OL et moyenne de matchs par saison. Laville est le plus endurant, Müller le plus intensément utilisé.
Trois choses à savoir sur Florent Laville
- Il est resté quinze ans à l'OL, de son entrée au centre de formation en 1988 à son départ en 2003, dont dix saisons en équipe première pour 268 matchs. Il a connu le club sans aucun trophée national et l'a quitté double champion de France en titre.
- Son premier match, le 11 mars 1994 contre Monaco, l'a opposé directement à Jürgen Klinsmann, dont il avait la charge défensive. Il avait 20 ans et sortait du centre de formation.
- Sa carrière au plus haut niveau s'est arrêtée sur une blessure : en septembre 2003, à peine transféré définitivement à Bolton après un prêt réussi, une grave blessure à la jambe contre Middlesbrough l'écarte plus d'un an. Il ne disputera plus que 63 matchs jusqu'à la fin de sa carrière, contre 268 pour le seul OL.
Les saisons de l'OL qu'il a traversées :
Questions fréquentes sur Florent Laville
Combien de matchs Florent Laville a-t-il joués à l'OL ?
268 matchs et 4 buts entre 1993 et 2003, dont 43 rencontres européennes. C'est l'un des plus longs bails de l'histoire récente du club, dix saisons dans l'équipe première après une arrivée au centre de formation dès 1988.
Quels titres Florent Laville a-t-il gagnés avec l'OL ?
Les titres de champion de France 2002 et 2003, la Coupe de la Ligue 2001, la Coupe Intertoto 1997 et le Trophée des Champions 2002. Il a aussi terminé vice-champion en 1995 et 2001.
Contre qui Florent Laville a-t-il fait ses débuts à l'OL ?
Le 11 mars 1994 contre Monaco, avec la mission de prendre en charge Jürgen Klinsmann, alors l'un des meilleurs attaquants du monde et déjà champion du monde 1990.
Pourquoi la carrière de Florent Laville s'est-elle arrêtée au haut niveau ?
À cause d'une grave blessure à la jambe subie en septembre 2003 avec Bolton Wanderers, contre Middlesbrough. Elle l'a éloigné des terrains plus d'un an et il n'a plus retrouvé son niveau, terminant sa carrière en Ligue 2 à Bastia.
Florent Laville a-t-il été sélectionné en équipe de France ?
Jamais chez les A. Il compte 3 sélections en Espoirs en 1994 et un match avec la sélection olympique aux Jeux de 1996, où la France atteint les quarts de finale.